Maud

32 ans
Accompagnatrice de collectifs / Circassienne (porteuse)

Qui je suis ?

Je suis née à côté de Versailles, dans un milieu socialement privilégié. J’ai grandi sur un grand terrain sur lequel on pouvait trouver ma maison, celle de mes grands-parents, et celle de ma tante, mon oncle, et mes cousin.e.s. Le lieu dans son ensemble s’appelait le « Val d’amour », et il en était plein. Jeune, je passais tout mon temps libre au club de gymnastique : j’étais porteuse.

J’ai fait des études vétérinaires, spécialité « épidémiologie », que j’ai terminées en 2015. J’ai travaillé 5 ans dans ce milieu. En parallèle je reprenais les portés, en intégrant une troupe amateur de 12 personnes, les « Mains portent qui ». Nous avons tourné tous les étés pendant 4 ans. J’étais aussi très engagée dans le conseil d’administration d’une association de cirque, Par Haz’Art. Puis j’ai demandé un mi-temps dans le laboratoire où je travaillais… puis le chômage. J’avais besoin de consacrer plus de temps au cirque, et avoir du temps pour réfléchir à ce que je faisais dans la vie. Gros projet…

A ce moment-là, dans mon association, nous avons décidé de redéfinir notre projet, mais on s’est dit qu’on ne pouvait pas le faire seuls. On a appelé La Volte, on a passé deux jours avec eux, et j’ai terminé en me disant : c’est ça que je veux faire !

Aujourd’hui j’accompagne des collectifs, et ça me paraît complètement logique d’en être arrivée là. En parallèle je continue mes activités circassiennes, je suis porteuse au sein d’un duo, « Ni une ni deux ».

C'est quoi pour moi La Volte ?

 

 

Pour moi La Volte c’est le renouveau. C’est faire un pas de côté, bouleverser les codes, faire autrement. Pourtant, cet autrement je l’ai toujours eu dans un coin de ma tête. Mais là, on l’applique, il est palpable.

A La Volte, quand on intervient auprès de groupes, dans l’espace public, ou juste entre nous, la parole de chacun.e est prise en compte, la notion de hiérarchie est remise en question, et j’aime ça. J’ai besoin de ça.

La Volte ça me permet de croire encore à la force du collectif dans un moment où j’entends tout le monde parler de l’individualisme de notre société. J’ai envie qu’on croie aux bienfaits du groupe, et qu’on transmette cette énergie autour de nous.