Ressources pédagogiques

Les jeux, consignes et méthodes présentés ci-dessous proviennent de nos parcours respectifs: formations et ateliers (suivis ou animés), collaborations diverses, etc. Bien souvent nous nous permettons d’emprunter à d’autres certaines méthodes. Bien souvent également, nous adaptons certaines choses vues ou expérimentées précédemment dans d’autres contextes, ceci afin de servir au mieux les groupes qui nous sollicitent. Et pour la même raison, nous inventons régulièrement certaines séquences pédagogiques… Plutôt qu’une simple boite à outil, cet inventaire, non exhaustif, est proposé pour que chacun-e puisse y trouver de quoi s’approprier tout ou partie des pédagogies de l’éducation populaire.

Pourquoi des jeux ? Parce qu’on n’a pas trouvé mieux pour apprendre à se connaitre ! Mais aussi parce que les jeux permettent d’expérimenter le faire ensemble et qu’ils créent les conditions de l’équivalence: quel que soit notre âge, notre fonction, notre statut social, … nous sommes tou∙tes équivalents devant la consigne du jeu. Enfin, par le jeu, nous pouvons travailler et éprouver différentes dimensions et enjeux d’une vie collective (la coopération, l’initiative, l’écoute, la stratégie, etc.)

Sentez-vous libre et légitime d’utiliser ce dont vous avez besoin ! Néanmoins, ne vous mettez pas en danger, ni vous, ni le collectif ! Il est toujours préférable d’avoir soi même vécu quelque chose avant de l’animer pour d’autres et certaines des méthodes présentées ci-dessous exigent une posture d’animateur·trice aiguisée

Pour se rencontrer

Les bonjours

Intérêts : se rencontrer tout simplement ! Mais aussi commencer à mémoriser les prénoms des personnes présentes. De plus, un contact physique aussi simple qu’une poignée de main permet de « briser la glace » et de « casser la distance » existante entre des personnes inconnues.

Consigne : chaque participant∙e se dirige vers une personne inconnue. Les deux se saluent par une poignée de main et un échange de prénom. Chacun peut ensuite aller à la rencontre d’une autre personne mais sans lâcher la première main tant qu’une autre main n’a pas été « attrapé ». Et ainsi de suite…

Variante : on peut ajouter une consigne complémentaire et demander à chacun∙e de partager, en plus du prénom, un autre élément de présentation (ex. d’où je viens ? mon métier ? comment je me sens ?  etc.).

Une autre variante testée avec les copain·es de Via Brachy consiste à traiter de la rencontre interculturelle en faisant en sorte que chaque participant·e se salue à la manière de telle ou telle région du monde (le « hug » allemand, le wai thaïlandais, les bises française, etc…).

Le(s) jeu(x) de prénom

Intérêts: Connaitre et mémoriser les prénoms des personnes présentes de manière ludique.

Consignes:

Associer son prénom à un geste: se mettre debout et en cercle. On fait un premier tour. Puis chacun·e répète son prénom-geste et passe la parole en annonçant le prénom-geste d’une autre personne. Et ainsi de suite…

J’appelle-je remplace. Sans gestes. Un tour de prénoms. Puis j’appelle un prénom (pour lui passer la parole) et j’en appelle un deuxième avec qui je change de place.

S’associer à. Soit Prénom + (état émotionnel, météo du jour, métier rêvé, etc.).

Le Zip-Zap : une personne se place au centre d’un cercle, elle désigne une personne dans le cercle et lui dit « zip » ou « zap », zip je donne le prénom de la personne à ma droite, zap à ma gauche. Plus dur, « zip zip », le prénom de la personne à la droite de celle qui est à ma droite… On mélange le cercle au moins une fois, pour changer les places.

Le Killer: A réaliser après un premier jeu de prénom. Les participant⋅es sont debouts en cercle. L’animateur⋅trice se tient au milieu du cercle. Lorsqu’il⋅elle annonce le prénom de l’un des participant⋅es, celui⋅elle-ci se baisse. Les deux personnes situées à ses cotés doivent alors dire le plus rapidement possible le prénom de l’autre. Celui⋅elle qui a « perdu » vient au centre du cercle pour appeler un autre prénom. Et ainsi de suite…

Le drap: A réaliser après un premier jeu de prénom. Deux équipes sont séparées par un drap. Une personne de chaque camp viennent se positionner devant le drap. Lorsque celui-ci est abaissé, ils doivent donner le prénom de la personne en face le plus rapidement possible.

Les paquets

Intérêt : partager des informations « basiques » au sein d’un grand groupe; éviter les tours de table fastidieux.

Consigne : les participants sont invités à se regrouper dans l’espace par [au choix] : organisation dont ils∙elles sont membres / métier /nombre d’enfant / etc… La liste des items possibles est infinis, tout dépend de ce que l’on désire connaitre du groupe !

Variante : « les classements ». La consigne est identique mis à part qu’il s’agit de se classer (par âge, par niveau de revenue (!), etc.

Le positionnement dans l'espace

Intérêts : savoir qui vient d’où en un minimum de temps. Eviter les redites. Figurer dans l’espace la diversité (ou pas) des origines représentées au sein du groupe.

Consigne : chaque participant est invité à se positionner dans l’espace selon son origine géographique (préciser s’il s’agit du lieu de vie, du lieu de travail, de la ville de naissance, etc…).

L’animateur peut commencer à se positionner en annonçant d’où il vient, puis indiquer au reste des participant∙es la direction des points cardinaux afin que chacun puisse se situer. Lorsque tous les participant∙es sont positionné∙es, l’animateur distribue la parole afin de connaitre l’ensemble des lieux ainsi représentés.

La présentation croisée

Intérêts: Eviter les tours de table souvent fastidieux, intimidants et lors desquels chacun⋅e se sent obligé⋅e de donner son « pedigree institutionnel » (rôle social). Permettre la rencontre. Assumer et faire confiance en la subjectivité d’autrui (ce qu’une personne restituera de ma présentation sera fonction de son propre parcours de vie).

Consigne: En binôme. Dans un temps limité (5-10 min /personne), chacun·e se présente à un·e autre personne qui se chargera ensuite de présenter son binôme lors de la restitution en plénière. Lors de la restitution croisée, chacun⋅e peut bien entendu apporter une précision ou une correction si cela lui semble nécessaire.

Variante: la présentation croisée peut être « dirigée », ce qui signifie que les éléments de présentation sont prédéfinis par l’animateur⋅trice. Exemple: l’endroit ou j’ai grandis / mon métier* / mon plus grand rêve (à choisir selon le degré de connaissance des personne présentes et ce qu’il nous apparaît pertinent d’apprendre des uns et des autres).

 

*: le métier n’est pas la fonction ni le titre (directeur, chargé de projet,…). Il est souvent intéressant de voir comment chacun⋅e réussit (plus ou moins facilement) à définir concrètement ce qu’il⋅elle fait.

Que toutes celles-eux qui...

Intérêts: se connaitre « différemment ». Que chacun⋅e puisse poser des questions au groupe (et pas seulement les animateur⋅trices). Mêler l’anecdotique avec des éléments « plus « sérieux ».

Consignes: Disposer un cercle de chaises. Une chaise en moins que le nombre de participant-es. Une personne debout au milieu donne une consigne du type : « que tous ceux-elles qui (portent des chaussettes, ont des enfants, sont bénévoles dans une asso, …) changent de places ». La personne qui se retrouve sans chaise annonce alors une nouvelle consigne.

Variante: Il est possible de préparer en avance des « antisèches », de sorte que celui⋅elle qui se retrouve sans inspiration au milieu du cercle peut piocher dedans. Cela permet de garantir un certain dynamisme mais aussi, le cas échéant, d’orienter le jeu vers ce qu’il nous semble intéressant d’apprendre des un⋅es et des autres.

Les avions en papier

Intérêts: Se rencontrer différemment; mêler le personnel et le professionnel; susciter les rencontres en binômes.

Consignes:Un feuille par participant·e : 3 ou 4 items « légers », personnels »à renseigner (par exemple : citation, film préféré, objet que j’ai toujours avec moi, etc.) + un autoportrait. Les participant-es remplissent individuellement leur feuille. Puis, avec les feuilles, on fait des avions lancés dans la salle, chacun ramasse un avion et doit retrouver son auteur⋅e. On interroge ensuite l’auteur⋅e sur deux ou trois autres items, éventuellement d’avantage « professionnels » (ton métier, …). Il est alors possible de proposer une restitution croisée en plénière (CF; la présentation croisée dirigée).

L'horloge

Intérêts: Rencontrer un maximum de personnes en un minimum de temps. Varier les sujets de discussion et rencontrer l’autre via un thème original / polémique / drôle / léger (ceci est fonction des sujets choisis au préalable).

Consignes: L’horloge est une sorte de « Speed-dating thématique ». Fonctionne idéalement avec 12 participant-es mais il est facile de l’adapter avec un groupe de taille différente. Chaque participant dispose d’une feuille A4 représentant une horloge (12h). Un temps pour prendre des rendez-vous (un rendez-vous par heure). Chacun note le prénom d’un⋅e participant⋅e en face de chaque créneau horaire disponible (12 si 12 participant⋅es). Puis l’animateur⋅trice annonce une heure (« il est 15h« ), chacun-e rencontre alors son rendez-vous programmé à ladite heure. A chaque heure, une question ou un thème de discussion différent est proposé. 5min. max. par rendez-vous, puis on change (nouvelle heure, nouveau partenaire, nouveau sujet de conversation)… Souvent, les discussions provoquées seront frustrées par le temps limité accordé. C’est tout l’intérêt de l’exercice: que chacun⋅e ait envie de poursuivre ultérieurement (ou avec quelqu’un d’autre) les conversations entamées.

Variantes: le temps des « prises de rendez-vous » n’est pas indispensables. On peut simplement proposer à chaque fin de rdv de former un nouveau binôme.

Le bingo

Intérêts : susciter la rencontre

Consigne: voir le Bingo de la Volte

Variantes : Il est possible d’imposer différentes contraintes: pas deux fois le même prénom, n’inscrire que des gens présents,…

La menterie

Raconter 3 histoires personnelles (anecdotes) au reste du groupe:  2 sont vrais et une est fausse, c’est la menterie !

Le portrait chinois

Le speed-dating mouvant

Intérêts : apprendre à se connaitre de manière décalée, en interrogeant différentes facettes de nos personnalités ou de notre vécu.

Consignes : chaque participant∙e reçoit une question sur un bout de papier (sérieuse ou légère, thématisée ou décalée,…). Ensuite on part à la rencontre d’une autre personne : chacun∙e répond à la question de l’autre en une minute maximum (environ). Puis on s’échange les bouts de papiers, chacun∙e repart alors à la rencontre d’une autre personne avec une nouvelle question.

Variante : Il est possible de glisser un ou plusieurs papiers blancs au sein de la banque de question : celui∙elle récupérant un papier blanc se retrouve donc libre de poser la question de son choix.

Les trois boucles

Intérêt : Se rencontrer en s’amusant, retenir le nom des personnes présentes, et s’embrouiller l’esprit!

Consignes : les participant∙es sont debout en cercle. On va lancer une boucle de prénoms qui ne suit pas l’ordre du cercle, et chaque personne va être appelée une seule fois. Le participant A (généralement l’animateur.trice) appelle le participant B, qui appelle le participant C, etc. jusqu’à ce que tout le monde ait été appelé et que le dernier appelle le participant A. On fait tourner cette boucle des prénoms 3 ou 4 fois pour l’avoir bien en tête (chaque participant appelle toujours la même personne). On lance alors une deuxième boucle, la boucle des « toi ». Le participant A montre du doigt le participant E en disant « toi », E montre alors le participant D du doigt en disant « toi », etc. jusqu’à ce que tout le monde ait été appelé et que le dernier montre du doigt le participant A. La boucle est différente de celle des prénoms. On fait tourner cette boucle des « toi » 3 ou 4 fois pour l’avoir bien en tête. Le participant A relance la boucle des prénoms. Puis il.elle relance la boucle des « toi » en parallèle. On peut s’amuser avec ça quelques minutes, puis on rajoute la troisième boucle : Le participant A se déplace et vient se mettre derrière le participant G, qui vient se mettre derrière C, etc. jusqu’à ce que tout le monde se soit déplacé et que le dernier vienne se mettre derrière le participant A. On fait tourner cette boucle des déplacements 3 ou 4 fois pour l’avoir bien en tête. La boucle des déplacements continue. Quand l’animateur.trice le sent, il.elle relance la boucle des prénoms en parallèle. Puis celle des « toi ».
Une fois que tout le monde a compris, n’importe qui peut relancer une des trois boucles quand elle s’arrête (ça arrive souvent!).

Valentine's game

Un « exercice » qui porte le nom de celle qui nous l’a fait découvrir !

Intérêts : Nourrir les relations interpersonnelles au-delà de nos rapports professionnels ou de nos rôles sociaux. Créer et nourrir de l’intimité. Prendre le temps de poser les questions qu’on ne se pose jamais.

Consignes : Chaque participant.e dispose d’un temps individuel pour réfléchir aux questions qu’i∙el souhaite poser à chacun∙e des membres du groupe. I∙el peut autant poser une question personnalisée à chaque personne ou choisir de poser la même question à tout le monde. Cela peut ressembler à « la question que je n’ai jamais osée te poser » ou « que je n’ai jamais eu l’occasion, le temps de te poser » ou bien encore « ce que j’ai envie de te demander ici et maintenant ». Les participant.es sont ensuite invité.es à se rencontrer deux par deux, un peu comme un « speed-dating », pour se poser respectivement leurs questions et y répondre. Les réponses doivent être relativement spontanées et rapides (entre 3 et 5min par question). Il n’y a, a priori, aucune restitution ni exploitation de ces temps-là.

Pour faire groupe

petite histoire - grande Histoire

Intérêts : partager nos histoires de vie, les racines de nos colères et de nos engagements, organiser la transmission de nos expériences politiques. Identifier ce qui, dans nos parcours de vie respectifs, nous a emmené là ou nous en sommes aujourd’hui.

Consignes :

  1. Un temps d’écriture individuelle : Les participant∙es sont invité∙es à représenter leur parcours de vie sous forme d’une frise, d’un dessin schématique ou encore d’un tableau chronologique en y faisant figurer les éléments significatifs de sa petite histoire et d’autres de la grande Histoire. La petite histoire renvoie à notre histoire personnelle (famille, études, travail, voyages, rencontres,…), la grande Histoire a tout ce qui a une dimension collective (un livre, un évènement sportif, quelque chose qui nous a marqué à la télévision, …) sans avoir nécessairement « le label » politique.
  2. La collecte : s’en suit un temps de collecte permettant d’élaborer une frise collective. A tour de rôle, chacun∙e est invité∙e à partager un élément de sa petite histoire et un élément de sa grande histoire qui seront notés sur la frise par un∙e autre participant∙e. En fonction du nombre de participant·es et du temps que l’on s’accorde, ce moment peut être animé de multiples manières…
  3. Exploitation de la frise : un temps d’échange et de discussion, souvent autour de la question suivante : «Qu’est ce que vous lisez, repérez, dans cette fresque comme éléments déclencheurs de votre engagement et de ceux des autres participants?» (repérage des moments où l’on s’est réalisé ou au contraire on s’est sentis niés).

Pour un descriptif et une analyse détaillé voir l’excellent Cahier du Pavé sur les Récits de vie, téléchargeable gratuitement ici

Les jeux coopératifs

Intérêts :

Développer de l’esprit d’équipe, de l’analyse stratégique de situations, de la communication, de l’attention à soi et aux autres, prendre des risques individuels pour servir le groupe, nourrir le lâcher prise, éprouver les notions de leader et de souteneur, développer de la coordination. Les temps de débriefing permettent de nourrir notre analyse et notre compréhension de nos manières d’être et de faire ensemble.

Consignes :

Le Pacman ou comment ne pas accueillir une personne dans un groupe : installer une « forêt de chaises » dans la pièce (de manière totalement aléatoire). Chaque participant⋅e est assis⋅e sur une chaise, moins une chaise laissée libre et une personne qui est « le pacman ». L’objectif du Pacman est d’aller s’asseoir sur la chaise, les autres doivent l’en empêcher en se déplaçant d’une chaise à une autre. Le pacman ne peut se déplacer qu’à une vitesse constante (et plutôt lente), tous⋅tes les autres peuvent se déplacer aussi vite que nécessaire. Leur seule contrainte : une fois que l’on s’est levé d’une chaise, on ne peut pas s’y rassoir immédiatement.

Les ptits moteurs : chacun⋅e se promène dans l’espace  avec un objet en équilibre sur la tête (un stylo, un briquet,…). cet objet symbolise notre petit moteur. Lorsque l’objet tombe, la personne ne peut plus bouger tant que quelqu’un⋅e d’autre ne lui a pas remis l’objet sur la tête.

Le jeu du bâton : chaque binôme constitué se balade dans l’espace en tenant un bâton en équilibre avec l’index positionné à chaque extrémité du bâton. D’abord l’un guide, puis l’autre, puis personne.

Le nœud : se mettre en cercle. Chacun⋅e attrape deux mains différentes (en fermant les yeux ou pas) afin de créer un nœud de main (un nœud d’humain). Une fois que tout ça est bien emmêlé, on se démêle mais sans lâcher les mains ni déboîter l’épaule du copain⋅e afin de retrouver le cercle initial.

Le tapis coopératif : Un tapis est posé au sol. Les participant∙e∙s montent tou∙te∙s dessus. La seule consigne est de retourner le tapis, sans toucher le sol ni avec leurs mains, leurs pieds, ou aucune autre partie du corps. Il est possible de rajouter un timing au bout de quelques minutes (« il vous reste 2 minutes »). Un tapis de bain pour 5-6 participant∙e∙s semble être une bonne taille.

Les passages de clap : les participant∙e∙s sont debout en cercle. Une personne « lance le clap ». Pour cela, iel se tourne vers son∙sa voisin∙e et le∙la regarde dans les yeux. Iels essayent alors de claquer des mains en même temps. Iels réessayent tant que la synchronisation n’est pas parfaite. Quand ça marche, cellui·elle qui a reçu peut alors essayer de passer le clap à son∙sa voisin∙e. Une fois qu’on a fait un tour, on peut relancer le clap sans suivre le cercle, il faut simplement capter le regard de quelqu’un avant d’essayer de lui passer le clap. Il peut même y avoir plusieurs claps en même temps. Enfin, on peut tenter de réaliser un clap tou·tes ensembles.

Le dessin coopératif : les participant·es sont rassemblé·es par groupes de 4 ou 5 autour d’une feuille blanche. Chacun·e dispose d’un crayon. il s’agit alors, dans un laps de temps limité, de dessiner ensemble, les yeux fermés (!) un objet ou une idée.

Les energisers

le Wizz ou le tap-tap

Consignes : Faire circuler l’énergie ! Un geste associé à un son permet de faire circuler l’énergie au sein du groupe (positionnée en cercle).

Soleil & Crème solaire :

Consignes : les participan∙tes circulent librement dans l’espace définit. Chacun∙e choisit secrètement une personne qui sera son soleil et une autre qui sera sa crème solaire. A la fin du compte à rebours, chacun∙e fige sa position, le but étant d’être positionné∙e dans l’espace de façon à ce que la personne crème solaire nous protège de la personne soleil.

Variantes :

– même principe de circulation dans l’espace et de compte à rebours ; mais on choisit d’être la crème solaire d’une personne tierce que l’on cherche à protéger du soleil.

– les deux amoureu∙ses : mêmes principes sauf qu’il s’agit de réussir à se positionner à équidistance de deux personnes.

Mais qu’est-ce tu mimes ?

Consignes : une personne commence à mimer une action.  Lorsqu’une autre personne lui demande : « mais qu’est-ce que tu fais ? « , elle répond tout à fait autre chose que ce qu’elle était en train de mimer. Ceci devient alors la consigne de mime de celui-elle ayant posé la question. Et ainsi de suite…

Le ninja de l’extrême

Consignes : débout en cercle, les participant-es s’affrontent, tour par tour, toujours dans le même ordre : pour éliminer une personne je dois réussir à lui toucher la main dans un seul et même mouvement. L’autre peut esquiver. Une fois le mouvement (d’attaque ou d’esquive) réalisé, je dois rester dans la posture atteinte (mais toujours avec mes deux mains non-cachées). Si ma main est touchée, je perds un point de vie (main dans le dos), si j’ai été touché·e deux fois, je suis éliminée du jeu…

L’association d’idées

Intérêts : Se dynamiser, libérer la créativité, partager un moment collectif.
Consignes : Les joueur∙euse∙s sont debout en cercle. Un∙e participant∙e envoie une balle à quelqu’un∙e d’autre en prononçant à voix haute le premier mot qui lui vient par la tête. Cellui·elle qui a reçu la balle doit alors la renvoyer à quelqu’un.e d’autre en prononçant un mot auquel ça lui a fait penser. Et ainsi de suite… A ce stade, les variantes sont nombreuses ! On peut, par exemple, se donner comme contrainte de « sauter une idée » (je prononce non pas le 1er mot auquel je pense mais le suivant), thématiser nos associations d’idées en démarrant systématiquement par un mot lié à cette thématique, etc.

Les jeux de confiance

Aveugles & Guides : se mettre en binômes. L’un sera « l’aveugle » (et ferme donc les yeux) et l’autre « le guide ». Le guide doit guider l’aveugle en l’appelant par son prénom et uniquement cela. Puis on échange de rôle : l’aveugle devient guide et le guide devient aveugle. Cela permet de travailler la confiance et le lâcher-prise.

La boule de billard

– Le photographe

La poupée de porcelaine

La bougie

Les Sensoriels

Les Bambous coopératifs
Intérêts : Expérimenter le lâcher-prise, se coordonner (en silence) et (se) faire confiance.
Consignes : par groupes de 5 à 6 personnes, chacun.e soutient la tige de bambou avec ses indexes. L’objectif est d’arriver à poser la tige
de bambou au sol sans devoir discuter et sans que personne ne lâche jamais le contact avec le bambou.

les Marionnettes
Intérêts : Réveiller son corps, se mettre en condition avant de commencer la journée, prendre soin de soi et de l’autre.
Consignes : Par trinômes, les participant∙es vont tour à tour être marionnette et marionnettiste. En silence, la marionnette se place entre ses deux marionnettistes afin que ceux-ci puissent manipuler son corps. L’idée est de jouer avec le corps de l’autre sans parole, tout en sentant et respectant ses  limites physiques.

Le compte est bon
Intérêts : être ensemble, cultiver notre attention aux autres.
Consignes : Les participants sont debout en cercle. Le but du groupe est de compter jusqu’au nombre total de participants. Chacun.e ne dira qu’un seul nombre, mais on ne sait pas dans quel ordre, il va falloir faire travailler la télépathie ! Si deux participant.e.s disent le même chiffre en même temps, on reprend à 1, jusqu’à ce qu’on arrive au total sans erreur.

Marches dans l’espace
Intérêts : développer l’écoute du groupe, la communication par le corps, nourrir le lâcher prise, développer de la coordination…
Consignes : les participant∙e∙s sont invité∙e∙s à marcher dans un espace délimité, en essayant de rester synchronisés. On peut alors rajouter différentes consignes successives, en précisant qu’il faut que le groupe reste homogène (=synchronisé) :
– Les vitesses de 1 à 5 : 1 étant la plus lente possible, 3 la marche, et 5 une course effrénée.
– S’arrêter et redémarrer tou·tes ensembles.
– Chuter au sol.
– Se relever du sol.
– Se mettre tou∙te∙s à parler à voix haute (ex : dire ce que vous avez fait hier)
– Arrêter de parler.
– Se mettre à rire.
– Arrêter de rire.
– Synchroniser les volumes : 1 étant le plus faible chuchotement, 3 normal, et 5 très fort.
– Une seule personne s’arrête.
– Deux personnes s’arrêtent…
– Une seule personne marche, les autres s’arrêtent.
– Deux personnes marchent, les autres s’arrêtent.
Il peut ensuite y avoir un défi entre l’animateurice et les participant∙e∙s : le groupe marche de manière synchronisée, s’arrête à l’écoute, repart à l’écoute. L’animateurice essaye de deviner qui a impulsé l’arrêt, et qui a impulsé le redémarrage. Le but du groupe est que l’animateurice ne trouve pas.

Les besoins du collectif

Intérêts : Partager ce qui fait que l’on se sent bien dans un groupe. Identifier la couleur d’un groupe (orienté action, réflexion, convivialité,…). Les besoins sont universels et c’est une responsabilité collective de les nourrir !

Consignes : De quoi j’ai besoin pour me sentir bien dans un collectif ? Chacun∙e note individuellement et anonymement une idée par post-it. On recueille l’ensemble des post-it que l’on regroupe, reclasse et nomme.
Puis on peut se proposer de « pondérer » ces éléments afin d’avoir une image des besoins dans ce collectif à ce moment précis : quels sont les besoins que j’estime bien nourris / moyennement nourris / peu nourris dans CE collectif.

La métaphore de l'avion

Intention : Conscientiser et exprimer sa place et son ressenti dans le collectif en répondant à la question : si [notre collectif] était un avion, quel serait mon rôle ou ma fonction ? Chacun∙ e est invité.e à choisir un ou plusieurs rôles que l’on trouve ordinairement dans ou autour d’un avion afin d’exprimer la place qu’il∙elle pense avoir au sein du collectif.

Dedans : Passager – Hôtesse ou Stewart – Touriste charter – Business man – Pilote d’avion – Copilote – Passager∙e clandestin∙e – Touriste 1ere classe – Pirate de l’air etc.
Dehors : Mécanicien∙ne – Tour de contrôle – Douane – Météorologue – Bagagiste – Agence de voyage – Constructeur d’avion – Marshaller – celui∙elle qui rate son vol – Celui∙elle a qui on refuse d’embarquer etc.

Le diagramme de Venn

Principes : Souvent nommé Ikigaï car assimilé à tort avec ce concept japonais, nous l’utilisons pour accompagner des collectifs à définir leur raison d’être au sens de « ce qui manquerait au monde si nous n’existions pas ». Mais aussi afin de clarifier les stratégies de développement d’un projet et d’un collectif, d’identifier les zones de tensions (précarité, incertitude, perte de sens, …), de mettre à jour les contradictions, … Au delà de l’intérêt à définir collectivement notre Raison d’être, c’est un temps de travail permettant de nourrir l’interconnaissance, de renforcer nos liens au projet, d’identifier les besoins satisfaits ou insatisfaits du collectif et de créer une culture commune.

Méthode : compléter successivement (individuellement ou collectivement) les quatre cercles extérieurs (Aime, Doué, Besoin, Payé). Puis les confronter deux à deux pour définir les quatre parties internes (Passion, Vocation, Profession, Mission). Enfin, identifier le cœur, la Raison d’être. La production de ces différentes étapes peut être réalisée selon de multiples méthodes, en fonction du contexte, du groupe, etc. La plupart du temps, l’ultime étape (définition de notre Raison d’être) est confiée à un sous-groupe mandaté pour faire une proposition à l’ensemble des participant·es (ça prend du temps de se mettre d’accord sur les mots!).

L'Anti-définition

Intérêts : Faire un pas de coté, adopter une vision décalée voire absurde afin de faire émerger des éléments de compréhension ou de définition. Dire ce que nous ne sommes pas (ou ne souhaitons pas être) pour mieux identifier ce que nous sommes.

Consignes : Lister de manière spontanée, par des phrases courtes, tout ce que nous ne sommes pas ou ne voulons pas être/faire. Pour un exemple illustré, voir la page La Volte n’est pas 

Variantes : Cette logique du contre-pied peut être adaptée à différents types de sujets:
Comment susciter la participation ? > les éléments contribuant à la non-participation.
Comment réussir tel projet ? > ce qui nous ferait échouer.

Les cadeaux

Intentions : identifier ce que chacun·e apporte au collectif et comment accueillir cela. Travailler ma posture vis-à-vis de ce qui me plait chez l’autre et surtout vis-à-vis de ce qui m’agace, me bouscule, m’irrite, me perturbe, me gêne (et qui peut souvent correspondre également à ce qui nous manquerait…). Faire des cadeaux c’est donc dire à l’autre ce que l’on aime chez lui·elle mais aussi ce qui peut nous mettre en
inconfort dans notre relation.

Remarque : bien souvent, ce qui « m’agace » chez l’autre raconte davantage sur moi-même que sur autrui !

Consignes : Chaque personne crée son carnet de note, par exemple en se dessinant sur la première page, puis en écrivant chaque incipit en haut des pages suivantes. Puis les carnets tournent au rythme de chacun·e afin que tou-tes puissent dire à tou-tes. Puis on peut se proposer une lecture à voix haute (ou pas) ou, tout au contraire, de ne pas lire et que chacun-e reparte avec son carnet de cadeau à « découvrir » lors d’un moment propice.

Exemples d’incipit :
Ce qui me plait chez … et qui nourrit le collectif c’est…
Ce qui peut me mettre en difficulté chez …, c’est…
Ce qui nous manquerait si … n’était pas là c’est 

 

Pour faire émerger du savoir

Groupe d'interview mutuelle

Intérêts: permettre à chacun∙e de faire le lien entre le thème de la réunion et sa propre expérience, que chacun∙e puisse tirer des enseignements de ses expériences et permettre la transmission de manière horizontale et en facilitant l’expression de tou∙tes.

Consignes : il s’agit de relater et d’analyser une expérience vécue, dans un temps limité. L’animateur invite les participant∙es à se regrouper par trois puis chacun∙e à tour de rôle, va conter une expérience vécue en lien avec le thème de la réunion. Les deux autres personnes « miroirs » posent des questions de compréhension. A l’issue des GIM seuls sont mis en commun les éléments d’analyse et de compréhension des situations vécues et non plus les histoires en elles-mêmes. Cet exercice facilite donc la prise de parole en petits groupes ainsi que la mise en lumière d’éléments communs et synthétisés.

J'aime / j'aime pas / Il me manque

Intentions : Partir du vécu des participan∙tes, faire émerger de la matière « en je » à partir de laquelle nous souhaitons travailler collectivement.

Consignes : Variables ! Les trois items (j’aime/j’aime pas / il me manque) pouvant être produits de différentes manières : atelier d’écriture, post-it, panneaux en libre accès, etc. Tout dépend de la composition du groupe, du sujet abordé (nos réunions, une action spécifique, un rôle dans l’organisation, etc.) et de l’exploitation que l’on souhaite en faire.

Variantes : L’intérêt principal de cette méthode tient à la simplicité des items proposés et à l’invitation à s’exprimer « en je ». Ainsi de multiples variations peuvent être imaginées. Quelques variables testées dans différents contextes :

  • Ce que je vis / ce que je n’aimerais pas vivre / ce que j’aimerais vivre
  • Ce que l’on fait / ce que j’aimerais que l’on fasse / ce que je n’aimerais pas que l’on fasse.
  • Ce que je fais et aimerais continuer à faire / ce que je fais et ne souhaiterais  plus faire / ce que je n’ai jamais fais et aimerais faire

La Boule de neige

Intérêts : permettre à chacun∙e, et surtout aux plus timides, d’émettre ses idées dans un grand groupe, permettre d’échanger correctement et de s’approprier un ensemble de propositions. Faciliter un processus d’émergence-convergence par la confrontation et la bonification d’idées ou de propositions.

Consignes : On demande chacun∙e de trouver un nombre de propositions fixées à l’avance sur le thème qui nous rassemble. Puis les participant∙es se regroupe par binôme pour échanger, discuter, puis cumuler, bonifier ou agglomérer leurs idées afin de  n‘en retenir à nouveau qu’un nombre limité. On réitère la même démarche en groupe 4. Parfois on pousse la démarche jusqu’à des sous-groupes de 8. En revanche, il semble fastidieux de reprendre la démarche à 16. Il vaut mieux alors passer en retransmission à l’ensemble du groupe.

A chaque étape, il s’agit de rassembler nos idées afin de converger vers des propositions communes (et ainsi de faire entonnoir, de converger vers des orientations communes).

Variantes : une variante consiste à remplacer la retransmission plénière par des petits groupes composés de membres de chacune de nos boules de neige. Chacun devient alors le rapporteur de sa boule de neige au sein de ce nouveau petit groupe.

Théâtre d'impro

Intérêts : produire de la matière à (penser, débattre, décider,…) de manière ludique et à partir de situations vécus ou projetés. S’exprimer collectivement par le corps et sortir ainsi du tout-intellectuel. L’improvisation peut permettre de faire émerger (y compris inconsciemment) des sujets ou problématiques concrètes que nous n’aurions pas nécessairement identifiés par le seul usage de nos cerveaux…

Consignes : on forme des sous-groupes. Chaque sous-groupe reçoit une situation (phrase ou mots-clefs définit par le groupe et/ou l’animateur∙trice) et dispose alors d’1 minute pour imaginer une saynète (environ 3 minutes) et la jouer devant le reste du groupe.

Variantes : pour renforcer le coté ludique (avec le risque que la forme prenne le pas sur le fond), on peut, lors de chaque saynète, s’imposer des contraintes (muet, « vu par des enfants », en langage soutenu, en chantant, etc.).

Pour s'écouter

le Pense Ecoute

Intérêts : Entrer dans une thématique. Prendre le temps de s’écouter penser soi-même, de mûrir sa réflexion, d’aller au bout de ses pensées avant un temps collectif. Prendre le temps, se donner du temps, se concentrer et se centrer sur l’objet de la rencontre. Travailler l’écoute réelle (ne pas couper la parole, ne pas réagir). Faciliter la rencontre de l’autre, créer du lien et favoriser le respect.

Très utile pour faciliter l’expression du ressenti personnel (plus facile en binôme qu’en grand groupe).

Consignes :  En binôme, chacun·e dispose d’un temps donné (2 minutes est un minimum, 5 minutes un maximum) pour répondre à une question. Celui qui a la parole est donc le « penseur », l’autre est dans l’écoute et le silence et ne peut interrompre la personne (ou uniquement pour un besoin de compréhension). Il y a aura des blancs dans le monologue et c’est normal. Puis, on échange les rôles.

Il n’y a pas de restitution en groupe, ce qui permet de libérer la parole.

Variantes : proposer un pense-écoute en marchant (la marche stimule la réflexion et aide à vivre les silences qui sont pourtant nécessaires). On peut aussi enchaîner plusieurs « Pense Écoute » avec le même partenaire, en proposant une restitution collective du dernier élément discuté (penser à ce qu’il nous apparaît judicieux de partager en grand groupe et ce qu’il nous apparaît judicieux de laisser dans l’intimité du binôme) ou enchaîner plusieurs « Pense Écoute » en changeant de partenaire à chaque fois.

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Paroles Boxées

Intérêts : Que chacun puisse dire ce qu’il a au fond du cœur. Combattre la langue de bois.

Consignes : Rassembler les participant∙es en cercle bien serré. Chacun∙e peut prendre la parole une fois et une seule fois pour un temps maximum (au choix : de 3 à 6 min. en fonction du sujet et du nombre de participant∙es). La parole est alors entièrement libre et l’auditoire est condamné au silence. Pas de deuxième chance. Pas de droit de réplique.

Le descriptif complet est disponible sur le site de la SCOP La Braise et téléchargeable ici PAROLES-BOXÉES-

Doutes & Certitudes

Intérêts: partager nos angoisses, inquiétudes, désires et espoirs.

Consignes: chaque participant dispose de 5 à 10 minutes pour noter d’un coté ses doutes et de l’autre ses certitudes. puis un temps de partage collectif est proposé.

Le descriptif complet de la méthode est téléchargeable ici Doutes et certitudes

Le Groupe d'Interview mutuelle

Intérêts: permettre à chacun·e de faire le lien entre le thème de la réunion et sa propre expérience, que chacun·e puisse tirer des enseignements de ses expériences et permettre la transmission de manière horizontale et en facilitant l’expression de tou·tes.

Consignes : il s’agit de relater et d’analyser une expérience vécue, dans un temps limité. L’animateur invite les participant∙es à se regrouper par trois puis chacun·e à tour de rôle, va conter une expérience vécue en lien avec le thème de la réunion. Les deux autres personnes « miroirs » posent des questions de compréhension.

A l’issue des GIM seuls sont mis en commun les éléments d’analyse et de compréhension des situations vécues et non plus les histoires en elles-mêmes. Cet exercice facilite donc la prise de parole en petits groupes ainsi que la mise en lumière d’éléments communs et synthétisés.

 

La Double Liste

Intérêts : permettre l’expression de tou·tes sans que cela soit la cohue. Privilégier la prise de parole des personnes s’étant le moins exprimer en leur donnant la priorité. Permet de visualiser l’équilibre et la répartition de la prise de parole dans le groupe. Efficace lors de débats incarnés, sur des temps longs (au delà de 20min) et pour des tailles de groupe importantes.

Consignes : l’animateur note les demandes de prise de parole sur un tableau à plusieurs colonnes, priorité étant donnée aux personnes n’ayant pas encore pris la parole (si une personne n’ayant pas encore pris la parole la demande après une personne l’ayant déjà prise, on lui donne la parole avant celle-ci en l’inscrivant sur la 1ère colonne : cell∙eux qui ont déjà pris la parole ne parleront à nouveau que si personne n’ayant encore jamais parlé ne demande la parole). On peut ouvrir autant de colonne-liste que nécessaire (lorsque je demande la parole pour la troisième fois, je suis inscrit sur la troisième colonne et ainsi de suite…).

Pour débatre

Débats mouvants

Intérêts:
Faire émerger de la matière sur des sujets complexes.

Consignes :
Proposer une affirmation « clivante », c’est-à-dire une phrase simple résumant une position sur un sujet dont on suppose qu’elle divisera le groupe en « Pour » et « Contre ». Demander aux participant∙es de choisir leur camp par rapport à une ligne au sol (« la rivière du doute ») divisant l’espace en 2 parties devant l’animateur∙trice. Proposer un temps de préparation avant l’échange d’arguments entre les 2 camps. Chaque camp prend alors alternativement la parole pour exposer un argument( en commençant par le camp « minoritaire »). Les personnes convaincues par un argument peuvent changer de camp.

Variantes :
– poser comme contrainte « une seule prise de parole par personne ».
– donner la parole à celles et ceux qui changent de camp, pour en comprendre les raisons.
– intervertir les camps : ceux∙elles positionné∙s spontanément dans le camp du « pour » ou du « d’accord » doivent alors trouver des arguments allant dans l’autre sens (« contre » ou « pas d’accord »).

La Boxe Canadienne

Consignes :
L’animateur∙trice divise les participant∙es en deux camps égaux. Différentes affirmations sont successivement proposées, un peu comme dans un débat mouvant, sauf qu’ici c’est l’animateur∙trice qui décide à chaque fois quel camp sera d’accord et quel camp sera en désaccord avec cette affirmation. Chaque groupe doit alors trouver un certain nombre d’arguments en fonction de son camp.

Intérêts :
Faire émerger de la matière sur des sujet complexes. Se contraindre à se mettre à la place de l’autre. Débattre en se détachant de la nécessité d’avoir raison.

Variantes :
Presque infinies ! Par exemples
– thématiser l’exercice sur le sujet précis.
– introduire des règles ou contraintes au fur et à mesure : « bâton de parole », nombre limite d’arguments, prises de paroles contraintes, temps de parole limités, portes-paroles désignés pour le groupe, etc.
– laisser un temps de réflexion à chaque groupe avant l’énoncé des arguments.
– changer la constitution des groupes à chaque affirmation.
– proposer un rôle d’observateur.
(…)

La définition par rapport au centre

Intérêts: Partager nos représentations d’un mot ou d’un concept. Rendre visible le fait que nous avons tou∙tes des acceptions différentes des mots. Eviter que le débat ne s’emballe simplement parce qu’en réalité on ne parle pas de la même chose… Permettre l’expression sans la prise de parole (quand je me positionne plus ou moins proche du centre, je m’exprime sans prendre la parole…) ; et par ce même positionnement, identifier ce qui fait consensus et ce qui divise le groupe.

Consignes : Demander à une personne de bien vouloir proposer une définition du mot ou concept choisis en se positionnant au centre du groupe (définition = courte, synthétique, comme dans un dictionnaire !).
Les autres sont ensuite invité∙s à se positionner par rapport à cette définition : plus cette définition me convient, plus « je colle à la personne » au centre, moins elle me convient, plus je m’en éloigne. Dans un premier temps, donner la parole à ceux qui sont dans l’entre-deux (ni collés, ni trop loin) afin d’essayer de bonifier la définition initiale (qu’est-ce qui manque à cette définition ou qu’est-ce qu’il y a en trop pour te permettre de te rapprocher du centre ?). Puis on peut proposer à une personne très éloignée du centre de venir au milieu proposer sa propre définition. Et ainsi de suite…

Variantes: on peut utiliser cette méthode pour un temps de bilan en invitant les participants à « poser au centre » non plus une définition mais un élément d’évaluation (un ressentis, un apprentissage,…).

Le débat silencieux

Intérêts: permettre l’expression de tou∙tes dans le calme. Faire émerger rapidement des sous-problématiques d’un thème ou d’une question principale.

Consignes : placer une grande feuille au centre d’une table, avec des crayons à disposition de tou∙tes les participant∙es. Inscrire le thème de discussion au centre de la feuille. Puis, il suffit de laisser les participant-es écrire, dessiner, réagir, questionner, relier des idées, etc. jusqu’à

Variantes: une feuille par personne. Chacun∙e inscrit spontanément sur sa propre feuille trois mots ou groupes de mots liés au thème ou sujet de départ. Puis chacun∙e passe la feuille à son∙sa voisin∙e qui est alors invité∙e à réagir aux 3 premiers mots inscrits (en écrivant de nouveaux mots, en créant des liens, etc.). Et ainsi de suite, les feuilles circulent jusqu’à ce que chacun∙e ait récupéré sa feuille de départ.

Le bocal à poisson

Intérêts : permettre l’expression de tou∙tes sans que cela soit la cohue. Lancer un débat avec des « expert·es » tout en laissant la place à chacun∙e de pouvoir s’exprimer (en prenant la place des expert·es).

Consignes : Trois personnes sont regroupées au centre (=les poissons) pour discuter et débattre. Les autres sont positionnés autour et réduits au silence.
Option 1 : Lorsqu’un des « spectateur∙trices » souhaite prendre part au débat, il vient prendre la place de l’un des poissons (en lui faisant un signe, comme une légère tape sur l’épaule).
Option 2 : les prises de parole sont organisées de manière circulaire (l’un∙e après l’autre). Lorsque j’ai finis de m‘exprimer, j’écoute la prise de parole suivante puis je laisse ma place à l’intérieur du bocal. De cette manière, une place se libère à chaque fin de prise de parole invitant ainsi une nouvelle personne à rejoindre le bocal.

Le positionnement en croix

Intérêts : faire émerger de la matière incarnée sur des sujets complexes. Permettre à chacun-e de s’exprimer sans nécessairement prendre la parole. S’exprimer selon les différentes dimensions d’une problématique (2 axes à la différence d’un débat mouvant qui ne propose qu’un seul axe).

Consignes : Définir deux axes formant ainsi 4 zones de positionnement possibles et inviter les participant-es à se positionner dans l’espace ainsi formé selon plusieurs affirmations  successives liées à une thématique globale. Il est possible de mettre de la nuance dans son positionnement. Une fois positionné-es, proposer à ceux-elles qui le souhaitent d’expliciter leur positionnement (généralement, nous offrons d’abord la parole à ceux-elles se trouvant en minorité).

Exemples d’axes :  Dac’ – Pas d’ac’ / Cap’ – Pas cap’ ; c’est violentce n’est pas violent / je faisje fais pas.

 

Pour problémer et trouvailler

le Théâtre Forum

Intérêts: Il s’agit d’utiliser le théâtre dans sa dimension non-spectaculaire, mais plutôt comme un outil d’éducation populaire et d’intervention sociale.

Méthode: A partir de situations de la vie quotidienne (problématiques sociales, économiques, conflits, oppressions, …) le Théâtre Forum consiste en la construction de maquettes théâtrales. Il permet d’examiner concrètement les alternatives à ces situations par l’implication active des participant∙es.

Nous faisons appel aux comédien·nes-intervenant·es du réseau coopératif Arc-En-Ciel Théâtre pour conduire les sessions de théâtre forum.

L'entrainement Mental

Crée dans l’entre-deux-guerre par Joffre Dumazedier, fondateur de Peuple et Culture, voici une méthode pour s’entraîner à réfléchir collectivement.

On part d’abord d’une situation concrète insatisfaisante. L’exploration de cette situation cherche à sortir du traditionnel « fait-solution », pour s’attarder d’abord sur l’analyse objective des faits. Un second temps consiste à appréhender les différents problèmes (sociaux, économiques, éthiques…) selon divers points de vue. Un troisième temps analyse les problèmes sous l’angle des causes, des conséquences et des contradictions, mais aussi en faisant appel aux concepts et théories. Enfin, la quatrième étape explore les pistes de solutions, dresse une sorte de cartographie des possibles et permet de définir les priorités d’action. L’essence de cette méthode s’inscrit dans une sorte de triangulation entre la logique, la dialectique et l’éthique.

Le Gro-Débat

Intérêts: Une méthode permettant à chacun·e de trouver sa place dans un débat, de faciliter la réflexion collective et de l’orienter vers l’action collective.

Consignes: A partir d’un ou plusieurs thèmes de travail, il s’agit, en petits groupes, de mener un réflexion collective débouchant sur des propositions concrètes et réalistes. Le « canevas de réflexion » est adaptable (selon le(s) thème(s), le nombre de participant·es et le temps disponible) mais nous proposons souvent de suivre le déroulé suivant:

  • C’est quoi le(s) problème(s) ?
  • Dans l’idéal (libérons notre imaginaire) ?
  • Retour à la réalité (des contraintes et de l’existant).
  • Quelle(s) proposition(s) ?
  • Comment on s’y prend pour la mise en oeuvre (d’une ou plusieurs propositions) ?

Voir le descriptif réalisé par la SCOP La Braise sur leur site et téléchargeable ici GRODEBAT-

Le Forum ouvert

Intérêts : structurer le travail pour de grands groupes, permettre à chacun∙e de trouver sa place dans un temps de travail partagé. Ouvrir autant de sujet/chantiers que nécessaire et rendre compte des avancées de chaque groupe au fur et à mesure.

Les 4 lois du Forum ouvert :

Ça commence quand ça commence ; Ça s’arrête quand ça s’arrête ; Les personnes présentes sont les bonnes personnes & La loi des deux pieds : « si tu n’es ni en train d’apprendre, ni de contribuer, bouge ! »

La méthode des 6 chapeaux

Intérêts : structurer collectivement notre pensée en adoptant successivement des modes de pensées différents et complémentaires. Susciter ainsi un climat de discutions bienveillant et efficient. Eviter d’enfermer les individus dans des archétypes (Mr. optimiste, Mme créative, etc.) et le groupe dans des modes de pensées limitant. Penser un sujet à 360° dans un laps de temps court.

Méthode: en fonction de l’objectif poursuivis (faire un bilan, mener une analyse critique, développer un nouveau projet,…), une séquence de chapeau est proposée. Il s’agit alors de penser un sujet en adoptant successivement différents regards (critique, créatif, etc.). De multiples formats d’animation peuvent être proposés selon la taille du groupe, le temps impartis, etc.

Pour décider

La Décision A Zéro Objection (ex-GPC)

Intimement liée aux systèmes de Gouvernance Partagée, La Décision A Zéro Objection est un processus nous invitant à changer de paradigme dans la manière dont nous décidons collectivement. Les différentes étapes (Ouverture, Élaboration d’une proposition, Clarification, Réaction, Amendement, Objection, Bonification, Célébration) visent à faciliter l’intelligence collective et une prise de décisions efficiente et satisfaisante pour toustes.

Voir la page Ressources de l’Université du Nous

La DAZO renvoie ainsi aux principes de la Sociocratie, un mode de gouvernance qui s’applique à toute forme d’organisation. Facilitant créativité et intelligence collective, elle propose une autre manière de se réunir et de prendre des décisions collectives, de manière cohérente et non-violente. Les principes de bases de la Sociocratie sont: les cercles, le consentement à 0 objection, le double lien et l’élection sans candidat.

Pour aller plus loin, notre article sur le changement de nom que nous proposons pour cet outil !

Priorisation, pondération et élimination

Intérêts : trier et classifier plusieurs propositions ; rendre visible les préférences des un∙es et des autres ; prendre la température au sein d’un groupe (afin de faciliter la décision finale).

Méthode :

La Pondération : attribuer un coefficient (un poids plus ou moins important) afin de rendre compte de l’importance relative de différent éléments.

Par exemple accorder 3pts, 2pts et 1pt à 3 de 5 propositions et conserver les 4 propositions (sur 5) ayant reçu le plus de voix.

 

L’Elimination : écarter, rejeter l’une (ou plusieurs) des propositions présentes.

Par exemple éliminer la proposition ayant reçu le moins de voix durant une phase de pondération.

 

La Priorisation : accorder une importance préférentielle à quelque chose.

Par exemple disposer de deux voix à accorder à une seule ou bien à deux propositions et ne garder que la proposition ayant récolté le plus de voix.

 

Remarque :

– La dernière personne à s’exprimer peut stratégiquement penser son vote selon les positions déjà exprimées précédemment. Ce qui pourrait nous inciter à penser un vote caché (anonyme). Cependant, il peut être intéressant de connaitre les choix de chacun∙e (afin de gérer les déceptions/frustrations causées par le choix final).

 

Variantes :

Chaque méthode dispose d’une multitude de variantes (nombre de voix accordée ; nombre de proposition restant en lice,…). Elles peuvent être combinées (ou pas) de différentes manières. Il est intéressant de noter que selon la méthode choisis (on élimine ou on sélectionne), le résultat final peut être identique ou pas. Cela peut démontrer si nous sommes très attaché∙s à une proposition et/ou très réfractaires à certaines.

Le Jugement majoritaire

Pour intervenir dans l'espace public

Le Porteur de paroles

Ce dispositif consiste à poser une question dans un espace public, à recueillir les points de vues des passant·es (ou personnes présentes) et à les afficher sur de grands panneaux colorés. Le but étant de favoriser la rencontre avec le plus grand nombre de personnes différentes, ayant des points de vue divergents sur la question posée, afin de susciter du débat entre elles ou non simultané.

La Bibliothèque Vivante

Dans cette bibliothèque sans livres de papier, les “livres” sont des personnes qui racontent une facette de leur vie, une expérience : leur profession, leur origine, un passe-temps, une conviction, un mode de vie… tout dépend de la thématique choisie pour chaque édition de la bibliothèque !*

Les bibliothèques vivantes sont donc des évènements ponctuels qui peuvent se dérouler en extérieur ou en intérieur.

Le concept de Bibliothèque Vivante (Human Library) fut créé en 2000 au Danemark, lors de festival Roskilde, par l’ONG Stop the violence ! Les livres proposés correspondaient tous à des personnes sur lesquelles circulent des stéréotypes : immigré-e, prostitué-e, musulman-e… L’idée initiale était donc de permettre un dialogue, de créer du lien entre les gens afin de changer les représentations et de lutter contre la violence. Depuis, des événements similaires ont eu lieu dans le monde entier !

 

Le Cabaret populaire et Politique

Le cabaret Pop’ est un outil d’expression libre, porté par des personnes pour dire, jouer et exprimer corporellement des points de vue politiques subjectivement assumés par leurs auteur⋅es.

Lors d’une ou plusieurs journées, nous proposons plusieurs ateliers d’éducation populaire (théâtre forum, recueil de points de vue, goguettes-musique, écriture de chronique/sketch, clown, dessin,…). Ces ateliers sont animés par La Volte et ses allié·es. Les participant⋅es sont les gens présents et rencontrés (par exemple via un porteurs de parole ou un micro-trottoir). De ces ateliers sortiront divers tableaux qu’il conviendra de relier entre eux lors d’une présentation publique en fin de journée.

Ce qui fera liant entre tous ces différents tableaux « artistiques » seront les multiples « réponses » à un thème politique, sociétal choisi au préalable (quelque chose pouvant être adapté, modifié, détourné selon les besoins de chaque atelier).

Les clameurs

Voir la page de « Nos chantiers« …

La Criée publique

Intentions : recueillir et restituer des paroles diverses et contradictoires  ; favoriser la circulation de l’information ( à l’échelle d’un quartier par exemple) ; favoriser l’expression des paroles tues (par auto-censure, empêchement, invisibilisation) ; susciter du débat, …

Méthode : en déambulation (en allant à la rencontre des gens) ou via un dispositif fixe (une boite à messages), il s’agit dans un premier temps de récolter la parole des passant·es, qu’elle soit libre ou bien sur un sujet spécifique (à la manière d’un Porteur de paroles). Puis on va « crier » ces paroles dans l’espace public, avec ou sans jeu théâtral ou mise en scène. La criée peut se faire seul·e ou à plusieurs, par un·e comédien·ne ou bien par tou·tes ceu·elles qui souhaitent y participer !

Pour évaluer ou bilanter

Pépite - Râteau

Intérêts : offrir la possibilité à chacun·e de livrer au groupe ce qu’il·elle a vécu, ressentis.

Consigne : Chaque participant·e est invité·e à livrer une pépite (ce qu’il·elle a aimé, ce qui l’a touché,…) et un râteau (un échec, un moment mal vécu,…).

La cible

Intérêts: que chacun·e puisse définir les critères d’évaluation qui lui apparaissent pertinents. Obtenir une vision globale et collective de la satisfaction d’un groupe.

Consignes : Dans un premier temps, les participant∙es définissent leurs propres critères d’évaluation. Puis chacun-e se positionne individuellement en inscrivant un point pour chaque critère selon son degré de satisfaction. Les nuages de point formés ainsi donne une visions globale et collective de la satisfaction du groupe. On peut ensuite interroger les écarts en invitant les participant∙es à commenter leur contribution.

Valise / Poubelle / Machine à laver

Intérêts :Ne pas prédéterminer les indicateurs de réussite/satisfaction mais laisser à chacun la possibilité d’exprimer son vécu, son ressenti et son opinion relative à sujet donné (une formation, un atelier, une année associative). Se projeter suite à un temps vécu.

Consignes : Chacun est invité à exprimer ce qu’il met :

– dans sa valise = ce que je prends, ce que je retiens, ce qui était utile et intéressant.

– dans sa poubelle = ce que je laisse, abandonne car non-pertinent, non-satisfaisant ou inutile.

– dans sa machine à laver = ce qu’il conviendrait de retravailler, d’affiner, d’approfondir.

Un temps de réflexion individuelle puis chacun restitue ses éléments.

La main

Intérêts : interroger les différentes dimensions d’une action ou activité. Que chacun· puisse s’exprimer.

Consignes: chaque participant-e dispose d’un temps individuel pour compléter les éléments ci-dessous. Puis un temps de partage en collectif.

> le pouce: ce que j’ai aimé.

> l’index: un élément remarquable (je pointe du doigt que…).

> le majeur: ce que je n’ai pas aimé.

> l’annulaire: ce qui m’a ému.

> l’auriculaire: ce qui m’a manqué.

> la paume de la main: ce que j’emmène avec moi.

Le relevé de conclusions

Intérêts : un exercice de bilan permettant de capitaliser les apprentissages et de se projeter dans l’action. Sans oublié la dimension émotionnelle !

Consignes : en binôme, chacun réponds aux 4 questions suivantes. La restitution en plénière s’effectuer de façon croisée (je restitue ce que mon binôme m’a raconté et inversement).

> Comment je me suis sentis ?

> Qu’est-ce que j’ai appris ?

> Qu’est-ce que j’ai compris ?

> Qu’est-ce que je me propose de faire ?

Pour s’acculturer

L'arpentage

L’arpentage est une méthode de lecture inventée au XIXème par des collectifs ouvriers et redécouverte par des associations d’éducation populaire. Elle permet de s’approprier un livre a priori difficile, de dédramatiser le rapport à la lecture et à la compréhension d’ouvrages dits compliqués, et d’encourager chacun∙e à exprimer son avis et ses sensations au sujet de ces ouvrages.

L’ouvrage choisi est divisé en autant de parties que de participant·es, les pages sont alors arrachées puis distribuées. Chacun·e dispose d’un même temps de lecture individuelle et des mêmes questions ou consignes pour restituer sa partie au groupe. A l’issue du temps de lecture individuelle la restitution se fait dans l’ordre de pagination de l’ouvrage ou d’enchaînement des idées.

 

Nous proposons des ateliers d’arpentage sur 3 heures de la manière suivante :

Les participant·es sont accueilli·es dans un espace convivial aménagé pour permettre le regroupement en cercle et l’éparpillement en multiples coins de lecture.

Pour faire groupe nous proposons souvent un jeu ou une consigne prétexte à apprendre les prénoms des personnes présent·es et à se rencontrer.

Si le livre a été choisi en amont il est présenté, si le choix est à faire ensemble, les différents livres proposés sont présentés ainsi que la méthode qui nous permettra de choisir ensemble le livre à arpenter (effet boule de neige, pondération, …).

Pour rentrer dans le sujet, nous partageons un tour de ressentis sur l’ouvrage proposé ou choisi, permettant de recueillir les représentations initiales et casser les appréhensions.

Une fois que le groupe a fait face à l’ouvrage, chacun·e va pouvoir se retrouver en tête à tête avec le livre.

L’ouvrage choisi est alors divisé en autant de parties à peu près égales, que de participant·es, les pages sont arrachées puis distribuées. Les questions et/ou consignes de restitution au groupe sont données et chacun·e s’installe pour un temps de lecture individuelle.

A l’issue du temps de lecture individuelle la restitution se fait dans l’ordre de pagination de l’ouvrage ou bien d’enchaînement d’idées en fonction de la méthode d’animation choisie.

L’objectif n’est pas de faire un résumé exhaustif du livre, mais plutôt de faire lien à son vécu, d’illustrer la théorie par l’expérience et d’éclairer l’expérience par la théorie.

La restitution permet d’interroger les dimensions suivantes :

Le ressenti, l’émotionnel : comment je me suis senti·e dans cette lecture, qu’est-ce que ça m’a fait ?

La compréhension : quelles sont les idées forces ? Qu’est-ce que je retiendrai ? Qu’est-ce que j’ai appris ? Qu’est-ce que j’ai compris ?

Le lien avec le vécu : à quoi cela fait écho dans mon histoire ? Racontez une anecdote en lien avec votre partie…

Projection, réutilisation : en quoi cette lecture peut vous servir ?

 

Un temps de convivialité est prévu après chaque arpentage pour permettre un temps de débat libre et sans consigne, pour poursuivre les échanges de manière informelle et nourrir les rencontres entre des personnes qui par ailleurs n’auraient peut-être jamais eu l ‘occasion de se rencontrer et de discuter ensemble.

La conférence populaire

Intérêts : mobiliser le savoir (expérientiel) des un·es et des autres ; ne pas pré décider d’une problématique qui serait imposée à tou·tes mais inviter chacun à formuler la question qui le concerne, le tracasse…

Consignes : les participant·es sont réparties en sous-groupe. Une première question est proposée à l’ensemble des participant·es. Chaque groupe est alors invité à formulé une autre question, qui leur semble plus pertinente, plus intéressante, plus urgente… Puis, on s’échange les questions entre groupe et chacun essaye alors de proposer des pistes de réponses ou de solutions. A ce stade, différentes consignes de travail peuvent être proposées, en s’inspirant, par exemple, des méthodes du Forum ouvert ou du Gro’-débat…

La plaque tournante

Intérêt : jeu d’écriture coopératif destiné à partager nos compréhensions d’un thème ou d’un sujet en s’inspirant mutuellement.

Consignes :

  1. on forme x groupes de manière aléatoire de façon à ce que chaque groupe soit constitué d’environ 6 ou 7 personnes. Au sein de chaque groupe, chaque participant∙e dispose d’une feuille blanche sur laquelle il∙elle écrit au centre le thème proposé et dans un coin en petit son prénom. Chacun∙e est invité à écrire spontanément trois mots (ou groupes de mots) liés à la notion figurant au milieu de la feuille. Puis, les feuilles tournent (chacun∙e passe sa feuille à son voisin de droite). En récupérant la feuille de son voisin, chacun∙e est alors invité à réagir (compléter, interroger, critiquer) aux mots ayant été noté autour de la notion centrale.

Et ainsi de suite jusqu’à ce que chacun ait récupéré sa feuille initiale.

  1. Chaque participant∙e récupère sa feuille initiale ou figure désormais un nuage de mots. S’en suit un temps d’écriture individuelle que nous proposons de démarrer par « Pour moi, (…) c’est… ». Les feuilles récupérées précédemment servent de source d’inspiration (mais il n’y a aucune obligation d’utiliser tout le contenu de sa feuille).
  2. Un temps de lecture « cursive » (en cercle, les un∙es après les autres, sans réaction).

Pour s'organiser

L'élection sans candidat-es

Intérêts : C’est un mode d’élection au consentement (Cf. Gestion Par Consentement) permettant une équité entre les participant.es. ; d’éviter la mise en concurrence de candidats qui se déclareraient et les inévitables déceptions et frustrations pour tous ceux∙elles qui ne seront pas élu∙es. C’est aussi un moyen de révéler et valoriser les qualités (savoirs-faire, compétences) de l’autre.

Consignes : Les participant.es peuvent voter pour eux-même mais ne peuvent pas se présenter comme dans une élection classique. Chacun∙e est donc de fait candidat∙e (mais demeure libre de refuser le mandat à la fin du processus).

Après avoir clairement définit le mandat (missions, durée, responsabilités et redevabilités), le groupe est invité à définir les critères (qualités) nécessaires pour « énergétiser » ce rôle. Puis, chacun∙e est invité à voter pour son-ses candidat-s préférés, puis à expliquer les raisons de son choix. Ensuite, il peut y avoir des reports de voix (en fonction des explications des autres, je peux avoir envie de modifier mon vote). Puis, soit on élit celui∙elles ayant le plus de voix, soit (plus intéressant), on propose à un membre du groupe de faire une proposition (que l’on traite à la manière d’une GPC).

Appelles-moi, Oublies-moi, Apprends-moi,...

Intérêt : à la fois un temps d’interconnaissance et une méthode destinée à faciliter l’organisation du travail. Cela permet d’identifier l’ensemble des richesses humaines présentes au sein du collectif et celles à acquérir. Cela permet également d’orienter chacun∙e vers ce qu’il souhaite faire (parce qu’il∙elle sait le faire ou parce qu’il∙elle souhaite apprendre).

Consignes : En binôme ou trinôme (pour s’inspirer mutuellement), chaque sous-groupe passe sur trois espaces différents afin d’exprimer individuellement :

 > appelle-moi pour  = ce que je sais et veux faire.

 > apprend-moi à  = ce que je ne sais pas faire mais voudrais bien faire.

 > oublie-moi pour  = ce que je ne veux pas faire.

Suites : une fois réalisé, ce travail peut être complété et mis en parallèle avec l’ensemble des tâches et missions à réaliser au sein du collectif ainsi qu’avec les disponibilités des un∙es et des autres pour les mener

La Gare de Triage

Intérêt : permettre à chacun-e de transmettre et de recevoir des informations au sein d’un groupe et d’obtenir les retours nécessaires en un minimum de temps.

Consignes : chacun-e dispose d’un temps limité pour écrire de manière synthétique les infos qu’il-elle souhaite transmettre sur différents  supports identiques préparés au préalable (exemple : titre / Une phrase résumée / demande faite au groupe). On collecte l’ensemble des supports. En fonction du temps total dédié à cette séquence (fonction de la taille du groupe et du contexte), on peut prioriser, ordonnancer et définir un temps impartis pour traiter chaque sujet (généralement de 2 à 5 min.).

La gestion par tensions

Intérêts : permettre à des sous-groupes interdépendants de traiter les sujets (questions, problèmes, besoins = tensions) impliquant ou concernant d’autre(s) sous-groupe(s). La tension est donc généralement une demande formulée à un autre groupe.

Consignes: Chaque sous-groupe concerné par la réunion prépare en amont sa liste de tensions et envoie un représentant-e (ou un binôme) à la-dite réunion. L’animateur-trice collecte les points à traiter (Ordre du jour), sans que ne soient données aucune explication ou description mais uniquement un mot représentant la tension à traiter (« communication », « logistique », etc.). Puis, chaque point est traité l’un après l’autre (chaque groupe priorisant ses sujets) en passant successivement d’un groupe à l’autre. La réponse apportée à une tension peut être immédiate ou différée dans le temps (« je te donnerai l’infos à 18h après avoir appelé machin »). Le processus se poursuit jusqu’à ce que toutes les tensions aient été traitées ou que le temps accordé à cette séquence soit écoulé (nous conseillons généralement de ne pas accorder plus d’1h à cette séquence. Le but ici n’est pas de débattre, ni de résoudre des problèmes complexes !).

Interculturalité

Animations linguistiques

L'albatros

Il s’agit d’expérimenter une situation de rencontre interculturelle pour appréhender l’écart entre nos interprétations et la réalité. Cette mise en situation / jeu de rôle permet aussi de prendre conscience que pour découvrir une culture il est nécessaire d’aller au-delà de l’observation et du ressenti.. La mise en situation proposée dans ce jeu doit permettre de comprendre que spontanément nous ne regardons une société qu’à travers nos « propres lunettes » et que nous sommes le plus souvent dans l’interprétation et non dans l’observation objective, interprétation guidée par notre vécu, notre contexte de vie, notre éducation, etc.

Les Derdians

Multi usage

Le positionnement par rapport au centre

Intérêts : Partager nos éléments d’évaluation (ressentis, apprentissages, pépites, râteaux, …), nos représentations d’un mot ou d’un concept ou tout autre éléments sur lequel on souhaite capter la température collective et le degré d’adéquation des individus et le rendre visible. Permettre l’expression sans la prise de parole (quand je me positionne plus ou moins proche du centre, je m’exprime sans prendre la parole…) ; et par ce même positionnement, identifier ce qui fait consensus et ce qui divise le groupe.

Consignes : Demander à une personne de bien vouloir proposer une définition, une évaluation, une idée… en se positionnant au centre du groupe.
Les autres sont ensuite invité∙s à se positionner par rapport à cette affirmation : plus cette affirmation me convient, plus « je colle à la personne » au centre, moins elle me convient, plus je m’en éloigne. Dans un premier temps, donner la parole à ceux qui sont dans l’entre-deux (ni collés, ni trop loin) afin d’essayer de bonifier l’affirmation initiale (qu’est-ce qui manque à cette affirmation ou qu’est-ce qu’il y a en trop pour te permettre de te rapprocher du centre ?). Puis on peut proposer à une personne très éloignée du centre de venir au milieu proposer sa propre affirmation. Et ainsi de suite…

Le photo langage

Intérêt : utiliser un support visuel afin de faciliter l’expression du vécu ou du ressenti. Méthode multi-usage pouvant être utilisée aussi bien pour un tour d’ouverture (comment je me sens ? ), un temps de bilan (comment j’ai vécu tel moment ?) ou encore un temps de projection (comment je me projette dans..?)

Consignes : disposer sur une table des images (type carte de Dixit). Inviter chaque participant-e à choisir une ou plusieurs carte comme support à son expression (en fonction de l’intention recherché). Parfois, c’est toi qui choisi la carte, parfois c’est elle qui te trouve…

Puis, offrir une prise de parole pour chaque participant-e.

L'atelier d'écriture

Intérêts : Varier les modes d’expression (ne pas être uniquement dans l’oralité) ; offrir à chacun.e un temps de réflexion personnelle précédent un partage au groupe. Le passage par l’écriture permet de structurer la pensée et ainsi d’offrir au groupe une expression plus claire (précise, argumentée,…).

Consignes : Chacun.e est invité.e écrire un texte commençant par un incipit proposé ( en fonction de l’intention recherchée). A la fin des temps d’écriture, chacun.e pourra lire ce qu’il ou elle aura écrit, sans réactions ni justifications.

Penser les rapports de pouvoir

Le tableau des Chef-fes

Les Cheffes, comment s’en débarrasser ?

Un tableau poster (certes imparfait et incomplet) issus du Cahier du Pavé sur la Participation et permettant d’identifier les types de pouvoir à l’œuvre dans un groupe, les excès éventuels et les moyens individuels ou collectifs d’y remédier.

A diffuser auprès de l’ensemble de son groupe et à travailler collectivement !

Travailler le conflit

Le Théâtre Forum

Intérêts: Il s’agit d’utiliser le théâtre dans sa dimension non-spectaculaire, mais plutôt comme un outil d’éducation populaire et d’intervention sociale.

Méthode: A partir de situations de la vie quotidienne (problématiques sociales, économiques, conflits, oppressions, …) le Théâtre Forum consiste en la construction de maquettes théâtrales. Il permet d’examiner concrètement les alternatives à ces situations par l’implication active des participant∙es.

Nous faisons appel aux comédien·nes-intervenant·es du réseau coopératif Arc-En-Ciel Théâtre pour conduire les sessions de théâtre forum.

La Comunication NonViolente

Le Cercle de tensions