Ressources pédagogiques

Les jeux, consignes et méthodes présentés ci-dessous proviennent de nos parcours respectifs: formations et ateliers (suivis ou animés), collaborations diverses, etc. Bien souvent nous nous permettons d’emprunter à d’autres certaines méthodes. Bien souvent également, nous adaptons certaines choses vues ou expérimentées précédemment dans d’autres contextes, ceci afin de servir au mieux les groupes qui nous sollicitent. Et pour la même raison, nous inventons régulièrement certaines séquences pédagogiques… Plutôt qu’une simple boite à outil, cet inventaire, non exhaustif, est proposé pour que chacun-e puisse y trouver de quoi s’approprier tout ou partie des pédagogies de l’éducation populaire.

Pourquoi des jeux ? Parce qu’on n’a pas trouvé mieux pour apprendre à se connaitre ! Mais aussi parce que les jeux permettent d’expérimenter le faire ensemble et qu’ils créent les conditions de l’équivalence: quel que soit notre âge, notre fonction, notre statut social, … nous sommes tou∙tes équivalents devant la consigne du jeu.

Sentez-vous libre et légitime d’utiliser ce dont vous avez besoin ! Néanmoins, ne vous mettez pas en danger, ni vous, ni le collectif ! Il est toujours préférable d’avoir soi même vécu quelque chose avant de l’animer pour d’autres et certaines des méthodes présentées ci-dessous exigent une posture d’animateur·trice aiguisée…

Pour se rencontrer

Les bonjours

Intérêts : se rencontrer tout simplement ! Mais aussi commencer à mémoriser les prénoms des personnes présentes. De plus, un contact physique aussi simple qu’une poignée de main permet de « briser la glace » et de « casser la distance » existante entre des personnes inconnues.

Consigne : chaque participant∙e se dirige vers une personne inconnue. Les deux se saluent par une poignée de main et un échange de prénom. Chacun peut ensuite aller à la rencontre d’une autre personne mais sans lâcher la première main tant qu’une autre main n’a pas été « attrapé ». Et ainsi de suite…

Variante : on peut ajouter une consigne complémentaire et demander à chacun∙e de partager, en plus du prénom, un autre élément de présentation (ex. d’où je viens ? mon métier ? comment je me sens ?  etc.).

Une autre variante testée avec les copain·es de Via Brachy consiste à traiter de la rencontre interculturelle en faisant en sorte que chaque participant·e se salue à la manière de telle ou telle région du monde (le « hug » allemand, le wai thaïlandais, les bises française, etc…).

Le(s) jeu(x) de prénom

Intérêts: Connaitre et mémoriser les prénoms des personnes présentes de manière ludique.

Consignes:

Associer son prénom à un geste: se mettre debout et en cercle. On fait un premier tour. Puis chacun·e répète son prénom-geste et passe la parole en annonçant le prénom-geste d’une autre personne. Et ainsi de suite…

J’appelle-je remplace. Sans gestes. Un tour de prénoms. Puis j’appelle un prénom (pour lui passer la parole) et j’en appelle un deuxième avec qui je change de place.

S’associer à. Soit Prénom + (état émotionnel, météo du jour, métier rêvé, etc.).

Le Killer: A réaliser après un premier jeu de prénom. Les participant⋅es sont debouts en cercle. L’animateur⋅trice se tient au milieu du cercle. Lorsqu’il⋅elle annonce le prénom de l’un des participant⋅es, celui⋅elle-ci se baisse. Les deux personnes situées à ses cotés doivent alors dire le plus rapidement possible le prénom de l’autre. Celui⋅elle qui a « perdu » vient au centre du cercle pour appeler un autre prénom. Et ainsi de suite…

Le drap: A réaliser après un premier jeu de prénom. Deux équipes sont séparées par un drap. Une personne de chaque camp viennent se positionner devant le drap. Lorsque celui-ci est abaissé, ils doivent donner le prénom de la personne en face le plus rapidement possible.

Les paquets

Intérêt : partager des informations « basiques » au sein d’un grand groupe; éviter les tours de table fastidieux.

Consigne : les participants sont invités à se regrouper dans l’espace par [au choix] : organisation dont ils∙elles sont membres / métier /nombre d’enfant / etc… La liste des items possibles est infinis, tout dépend de ce que l’on désire connaitre du groupe !

Variante : « les classements ». La consigne est identique mis à part qu’il s’agit de se classer (par âge, par niveau de revenue (!), etc.

Le positionnement dans l'espace

Intérêts : savoir qui vient d’où en un minimum de temps. Eviter les redites. Figurer dans l’espace la diversité (ou pas) des origines représentées au sein du groupe.

Consigne : chaque participant est invité à se positionner dans l’espace selon son origine géographique (préciser s’il s’agit du lieu de vie, du lieu de travail, de la ville de naissance, etc…).

L’animateur peut commencer à se positionner en annonçant d’où il vient, puis indiquer au reste des participant∙es la direction des points cardinaux afin que chacun puisse se situer. Lorsque tous les participant∙es sont positionné∙es, l’animateur distribue la parole afin de connaitre l’ensemble des lieux ainsi représentés.

La présentation croisée

Intérêts: Eviter les tours de table souvent fastidieux, intimidants et lors desquels chacun⋅e se sent obligé⋅e de donner son « pedigree institutionnel » (rôle social). Permettre la rencontre. Assumer et faire confiance en la subjectivité d’autrui (ce qu’une personne restituera de ma présentation sera fonction de son propre parcours de vie).

Consigne: En binôme. Dans un temps limité (5-10 min /personne), chacun·e se présente à un·e autre personne qui se chargera ensuite de présenter son binôme lors de la restitution en plénière. Lors de la restitution croisée, chacun⋅e peut bien entendu apporter une précision ou une correction si cela lui semble nécessaire.

Variante: la présentation croisée peut être « dirigée », ce qui signifie que les éléments de présentation sont prédéfinis par l’animateur⋅trice. Exemple: l’endroit ou j’ai grandis / mon métier* / mon plus grand rêve (à choisir selon le degré de connaissance des personne présentes et ce qu’il nous apparaît pertinent d’apprendre des uns et des autres).

 

*: le métier n’est pas la fonction ni le titre (directeur, chargé de projet,…). Il est souvent intéressant de voir comment chacun⋅e réussit (plus ou moins facilement) à définir concrètement ce qu’il⋅elle fait.

Que toutes celles-eux qui...

Intérêts: se connaitre « différemment ». Que chacun⋅e puisse poser des questions au groupe (et pas seulement les animateur⋅trices). Mêler l’anecdotique avec des éléments « plus « sérieux ».

Consignes: Disposer un cercle de chaises. Une chaise en moins que le nombre de participant-es. Une personne debout au milieu donne une consigne du type : « que tous ceux-elles qui (portent des chaussettes, ont des enfants, sont bénévoles dans une asso, …) changent de places ». La personne qui se retrouve sans chaise annonce alors une nouvelle consigne.

Variante: Il est possible de préparer en avance des « antisèches », de sorte que celui⋅elle qui se retrouve sans inspiration au milieu du cercle peut piocher dedans. Cela permet de garantir un certain dynamisme mais aussi, le cas échéant, d’orienter le jeu vers ce qu’il nous semble intéressant d’apprendre des un⋅es et des autres.

Les avions en papier

Intérêts: Se rencontrer différemment; mêler le personnel et le professionnel; susciter les rencontres en binômes.

Consignes:Un feuille par participant·e : 3 ou 4 items « légers », personnels »à renseigner (par exemple : citation, film préféré, objet que j’ai toujours avec moi, etc.) + un autoportrait. Les participant-es remplissent individuellement leur feuille. Puis, avec les feuilles, on fait des avions lancés dans la salle, chacun ramasse un avion et doit retrouver son auteur⋅e. On interroge ensuite l’auteur⋅e sur deux ou trois autres items, éventuellement d’avantage « professionnels » (ton métier, …). Il est alors possible de proposer une restitution croisée en plénière (CF; la présentation croisée dirigée).

L'horloge

Intérêts: Rencontrer un maximum de personnes en un minimum de temps. Varier les sujets de discussion et rencontrer l’autre via un thème original / polémique / drôle / léger (ceci est fonction des sujets choisis au préalable).

Consignes: L’horloge est une sorte de « Speed-dating thématique ». Fonctionne idéalement avec 12 participant-es mais il est facile de l’adapter avec un groupe de taille différente. Chaque participant dispose d’une feuille A4 représentant une horloge (12h). Un temps pour prendre des rendez-vous (un rendez-vous par heure). Chacun note le prénom d’un⋅e participant⋅e en face de chaque créneau horaire disponible (12 si 12 participant⋅es). Puis l’animateur⋅trice annonce une heure (« il est 15h« ), chacun-e rencontre alors son rendez-vous programmé à ladite heure. A chaque heure, une question ou un thème de discussion différent est proposé. 5min. max. par rendez-vous, puis on change (nouvelle heure, nouveau partenaire, nouveau sujet de conversation)… Souvent, les discussions provoquées seront frustrées par le temps limité accordé. C’est tout l’intérêt de l’exercice: que chacun⋅e ait envie de poursuivre ultérieurement (ou avec quelqu’un d’autre) les conversations entamées.

Variantes: le temps des « prises de rendez-vous » n’est pas indispensables. On peut simplement proposer à chaque fin de rdv de former un nouveau binôme.

 

Le bingo

 

Intérêts : susciter la rencontre

Consigne: voir le Bingo de la Volte

Variantes : Il est possible d’imposer différentes contraintes: pas deux fois le même prénom, n’inscrire que des gens présents,…

La menterie

Raconter 3 histoires personnelles (anecdotes) au reste du groupe:  2 sont vrais et une est fausse, c’est la menterie !

Le portrait chinois

Pour faire émerger du savoir

Groupe d'interview mutuelle

Consigne : Inviter les participant·es à former des groupes de 3. Chacun·e à tour de rôle dispose d’un temps donné (généralement 5 minutes) pour raconter aux deux autres une histoire personnelle vécue concernant un sujet particulier.

Puis, à partir des 3 histoires racontées, on tente d’en exploiter la matière en identifiant des éléments génériques (communs ou pas aux 3 histoires) sous forme de liste.

En plénière, on compile l’ensemble des éléments identifiés (mais sans raconter le contexte spécifique de chaque anecdote).

 

Intérêts :

Partir du vécu de chacun pour en retirer des éléments signifiants pour le groupe dans son ensemble.

Permettre des transmissions d’expériences de manière horizontale.

J'aime / j'aime pas / Il me manque

Jeux de post-it

Pour faire groupe

petite histoire - grande Histoire

Voir la page de la SCOP Le Pavé en cliquant ici

Les jeux coopératifs

Intérêts :

Développer de l’esprit d’équipe, de l’analyse stratégique de situations, de la communication, de l’attention à soi et aux autres, prendre des risques individuels pour servir le groupe, nourrir le lâcher prise, éprouver les notions de leader et de souteneur, développer de la coordination …

Consignes :

Le Pacman ou comment ne pas accueillir une personne dans un groupe : installer une « forêt de chaises » dans la pièce (de manière totalement aléatoire). Chaque participant⋅e est assis⋅e sur une chaise, moins une chaise laissée libre et une personne qui est « le pacman ». L’objectif du Pacman est d’aller s’asseoir sur la chaise, les autres doivent l’en empêcher en se déplaçant d’une chaise à une autre. Le pacman ne peut se déplacer qu’à une vitesse constante (et plutôt lente), tous⋅tes les autres peuvent se déplacer aussi vite que nécessaire. Leur seule contrainte : une fois que l’on s’est levé d’une chaise, on ne peut pas s’y rassoir immédiatement.

Les ptits moteurs : chacun⋅e se promène dans l’espace  avec un objet en équilibre sur la tête (un stylo, un briquet,…). cet objet symbolise notre petit moteur. Lorsque l’objet tombe, la personne ne peut plus bouger tant que quelqu’un⋅e d’autre ne lui a pas remis l’objet sur la tête.

Le jeu du bâton : chaque binôme constitué se balade dans l’espace en tenant un bâton en équilibre avec l’index positionné à chaque extrémité du bâton. D’abord l’un guide, puis l’autre, puis personne.

Le nœud : se mettre en cercle. Chacun⋅e attrape deux mains différentes (en fermant les yeux ou pas) afin de créer un nœud de main (un nœud d’humain). Une fois que tout ça est bien emmêlé, on se démêle mais sans lâcher les mains ni déboîter l’épaule du copain⋅e afin de retrouver le cercle initial.

Les energisers

le Wizz

Soleil & Crème solaire

 

 

 

Les jeux de confiance

Les jeux d’aveugles : balade, appeler son nom ou appeler par un son, boule de billard, le photographe,

Poupée de porcelaine (à 2+1 ou en grand groupe)

la bougie

 

Les besoins du collectif

A venir…

Pour s'écouter

le Pense Ecoute

Intérêts : Entrer dans une thématique. Prendre le temps de s’écouter penser soi-même, de mûrir sa réflexion, d’aller au bout de ses pensées avant un temps collectif. Prendre le temps, se donner du temps, se concentrer et se centrer sur l’objet de la rencontre. Travailler l’écoute réelle (ne pas couper la parole, ne pas réagir). Faciliter la rencontre de l’autre, créer du lien et favoriser le respect.

Très utile pour faciliter l’expression du ressenti personnel (plus facile en binôme qu’en grand groupe).

Consignes :  En binôme, chacun·e dispose d’un temps donné (2 minutes est un minimum, 5 minutes un maximum) pour répondre à une question. Celui qui a la parole est donc le « penseur », l’autre est dans l’écoute et le silence et ne peut interrompre la personne (ou uniquement pour un besoin de compréhension). Il y a aura des blancs dans le monologue et c’est normal. Puis, on échange les rôles.

Il n’y a pas de restitution en groupe, ce qui permet de libérer la parole.

Variantes : proposer un pense-écoute en marchant (la marche stimule la réflexion et aide à vivre les silences qui sont pourtant nécessaires). On peut aussi enchaîner plusieurs « Pense Écoute » avec le même partenaire, en proposant une restitution collective du dernier élément discuté (penser à ce qu’il nous apparaît judicieux de partager en grand groupe et ce qu’il nous apparaît judicieux de laisser dans l’intimité du binôme) ou enchaîner plusieurs « Pense Écoute » en changeant de partenaire à chaque fois.

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Paroles Boxées

Intérêts : Que chacun puisse dire ce qu’il a au fond du cœur. Combattre la langue de bois.

Consignes : Rassembler les participant∙es en cercle bien serré. Chacun∙e peut prendre la parole une fois et une seule fois pour un temps maximum (au choix : de 3 à 6 min. en fonction du sujet et du nombre de participant∙es). La parole est alors entièrement libre et l’auditoire est condamné au silence. Pas de deuxième chance. Pas de droit de réplique.

Le déscriptif complete est disponible sur le site de la SCOP Le Pavé en cliquant ici

Doutes & Certitudes

Intérêts: partager nos angoisses, inquiétudes, désires et espoirs.

Consignes: chaque participant dispose de 5 à 10 minutes pour noter d’un coté ses doutes et de l’autre ses certitudes. puis un temps de partage collectif est proposé.

Le descriptif complet de la méthode est à retrouver sur le site de la SCOP Le Pavé en cliquant ici

Le Groupe d'Interview mutuelle

Intérêts: permettre à chacun·e de faire le lien entre le thème de la réunion et sa propre expérience, que chacun·e puisse tirer des enseignements de ses expériences et permettre la transmission de manière horizontale et en facilitant l’expression de tou·tes.

Consignes : il s’agit de relater et d’analyser une expérience vécue, dans un temps limité. L’animateur invite les participant∙es à se regrouper par trois puis chacun·e à tour de rôle, va conter une expérience vécue en lien avec le thème de la réunion. Les deux autres personnes « miroirs » posent des questions de compréhension.

A l’issue des GIM seuls sont mis en commun les éléments d’analyse et de compréhension des situations vécues et non plus les histoires en elles-mêmes. Cet exercice facilite donc la prise de parole en petits groupes ainsi que la mise en lumière d’éléments communs et synthétisés.

 

Pour débatre

Débats mouvants

Intérêts:
Faire émerger de la matière sur des sujets complexes.

Consignes :
Proposer une affirmation « clivante », c’est-à-dire une phrase simple résumant une position sur un sujet dont on suppose qu’elle divisera le groupe en « Pour » et « Contre ». Demander aux participant∙es de choisir leur camp par rapport à une ligne au sol (« la rivière du doute ») divisant l’espace en 2 parties devant l’animateur∙trice. Proposer un temps de préparation avant l’échange d’arguments entre les 2 camps. Chaque camp prend alors alternativement la parole pour exposer un argument( en commençant par le camp « minoritaire »). Les personnes convaincues par un argument peuvent changer de camp.

Variantes :
– poser comme contrainte « une seule prise de parole par personne ».
– donner la parole à celles et ceux qui changent de camp, pour en comprendre les raisons.
– intervertir les camps : ceux∙elles positionné∙s spontanément dans le camp du « pour » ou du « d’accord » doivent alors trouver des arguments allant dans l’autre sens (« contre » ou « pas d’accord »).

La Boxe Canadienne

Consignes :
L’animateur∙trice divise les participant∙es en deux camps égaux. Différentes affirmations sont successivement proposées, un peu comme dans un débat mouvant, sauf qu’ici c’est l’animateur∙trice qui décide à chaque fois quel camp sera d’accord et quel camp sera en désaccord avec cette affirmation. Chaque groupe doit alors trouver un certain nombre d’arguments en fonction de son camp.

Intérêts :
Faire émerger de la matière sur des sujet complexes. Se contraindre à se mettre à la place de l’autre. Débattre en se détachant de la nécessité d’avoir raison.

Variantes :
Presque infinies ! Par exemples
– thématiser l’exercice sur le sujet précis.
– introduire des règles ou contraintes au fur et à mesure : « bâton de parole », nombre limite d’arguments, prises de paroles contraintes, temps de parole limités, portes-paroles désignés pour le groupe, etc.
– laisser un temps de réflexion à chaque groupe avant l’énoncé des arguments.
– changer la constitution des groupes à chaque affirmation.
– proposer un rôle d’observateur.
(…)

La définition par rapport au centre

Intérêts: Partager nos représentations d’un mot ou d’un concept. Rendre visible le fait que nous avons tou∙tes des acceptions différentes des mots. Eviter que le débat ne s’emballe simplement parce qu’en réalité on ne parle pas de la même chose… Permettre l’expression sans la prise de parole (quand je me positionne plus ou moins proche du centre, je m’exprime sans prendre la parole…) ; et par ce même positionnement, identifier ce qui fait consensus et ce qui divise le groupe.

Consignes : Demander à une personne de bien vouloir proposer une définition du mot ou concept choisis en se positionnant au centre du groupe (définition = courte, synthétique, comme dans un dictionnaire !).
Les autres sont ensuite invité∙s à se positionner par rapport à cette définition : plus cette définition me convient, plus « je colle à la personne » au centre, moins elle me convient, plus je m’en éloigne. Dans un premier temps, donner la parole à ceux qui sont dans l’entre-deux (ni collés, ni trop loin) afin d’essayer de bonifier la définition initiale (qu’est-ce qui manque à cette définition ou qu’est-ce qu’il y a en trop pour te permettre de te rapprocher du centre ?). Puis on peut proposer à une personne très éloignée du centre de venir au milieu proposer sa propre définition. Et ainsi de suite…

Variantes: on peut utiliser cette méthode pour un temps de bilan en invitant les participants à « poser au centre » non plus une définition mais un élément d’évaluation (un ressentis, un apprentissage,…).

La débat silencieux

Intérêts: permettre l’expression de tou∙tes dans le calme. Faire émerger rapidement des sous-problématiques d’un thème ou d’une question principale.

Consignes : placer une grande feuille au centre d’une table, avec des crayons à disposition de tou∙tes les participant∙es. Inscrire le thème de discussion au centre de la feuille. Puis, il suffit de laisser les participant-es écrire, dessiner, réagir, questionner, relier des idées, etc. jusqu’à

Variantes: une feuille par personne. Chacun∙e inscrit spontanément sur sa propre feuille trois mots ou groupes de mots liés au thème ou sujet de départ. Puis chacun∙e passe la feuille à son∙sa voisin∙e qui est alors invité∙e à réagir aux 3 premiers mots inscrits (en écrivant de nouveaux mots, en créant des liens, etc.). Et ainsi de suite, les feuilles circulent jusqu’à ce que chacun∙e ait récupéré sa feuille de départ.

Le bocal à poisson

Intérêts : permettre l’expression de tou∙tes sans que cela soit la cohue. Lancer un débat avec des « experts » tout en laissant la place à chacun∙e de pouvoir s’exprimer (en prenant la place des experts).

Consignes : Trois personnes sont regroupées au centre (=les poissons) pour discuter et débattre. Les autres sont positionnés autour et réduits au silence. Lorsqu’un des « spectateur∙trices » souhaite prendre part au débat, il vient prendre la place de l’un des poissons (en lui faisant un signe, comme une légère tape sur l’épaule).

 

 

Pour problémer et trouvailler

le Théâtre Forum

Intérêts: Il s’agit d’utiliser le théâtre dans sa dimension non-spectaculaire, mais plutôt comme un outil d’éducation populaire et d’intervention sociale.

Méthode: A partir de situations de la vie quotidienne (problématiques sociales, économiques, conflits, oppressions, …) le Théâtre Forum consiste en la construction de maquettes théâtrales. Il permet d’examiner concrètement les alternatives à ces situations par l’implication active des participant∙es.

Nous faisons appel aux comédien·nes-intervenant·es du réseau coopératif Arc-En-Ciel Théâtre pour conduire les sessions de théâtre forum.

L'entrainement Mental

Crée dans l’entre-deux-guerre par Joffre Dumazedier, fondateur de Peuple et Culture, voici une méthode pour s’entraîner à réfléchir collectivement.

On part d’abord d’une situation concrète insatisfaisante. L’exploration de cette situation cherche à sortir du traditionnel « fait-solution », pour s’attarder d’abord sur l’analyse objective des faits. Un second temps consiste à appréhender les différents problèmes (sociaux, économiques, éthiques…) selon divers points de vue. Un troisième temps analyse les problèmes sous l’angle des causes, des conséquences et des contradictions, mais aussi en faisant appel aux concepts et théories. Enfin, la quatrième étape explore les pistes de solutions, dresse une sorte de cartographie des possibles et permet de définir les priorités d’action. L’essence de cette méthode s’inscrit dans une sorte de triangulation entre la logique, la dialectique et l’éthique.

Le Gro-Débat

Intérêts: Une méthode permettant à chacun·e de trouver sa place dans un débat, de faciliter la réflexion collective et de l’orienter vers l’action collective.

Consignes: A partir d’un ou plusieurs thèmes de travail, il s’agit, en petits groupes, de mener un réflexion collective débouchant sur des propositions concrètes et réalistes. Le « canevas de réflexion » est adaptable (selon le(s) thème(s), le nombre de participant·es et le temps disponible) mais nous proposons souvent de suivre le déroulé suivant:

  • C’est quoi le(s) problème(s) ?
  • Dans l’idéal (libérons notre imaginaire) ?
  • Retour à la réalité (des contraintes et de l’existant).
  • Quelle(s) proposition(s) ?
  • Comment on s’y prend pour la mise en oeuvre (d’une ou plusieurs propositions) ?

Voir le descriptif réalisé par la SCOP Le Pavé en cliquant ici

Le Forum ouvert

La méthode des 6 chapeaux

A découvrir sur la page outil de L’Université du Nous en cliquant ici

Pour décider

le Cercle sociocratique

La Sociocratie est un mode de gouvernance qui s’applique à toute forme d’organisation. Facilitant créativité et intelligence collective, elle propose une autre manière de se réunir et de prendre des décisions collectives, de manière cohérente et non-violente.

Favorisant la mise en place de l’équivalence entre les membres d’un groupe, la sociocratie est une méthode puissante pour nous emmener vers la pratique du consentement (et non pas du consensus-mou?-).

Les principes de bases de la Sociocratie sont: les cercles, le consentement à 0 objection, le double lien et l’élection sans candidat.

Priorisation, pondération et élimination

Pour intervenir dans l'espace public

Le Porteur de paroles

Ce dispositif consiste à poser une question dans un espace public, à recueillir les points de vues des passant·es (ou personnes présentes) et à les afficher sur de grands panneaux colorés. Le but étant de favoriser la rencontre avec le plus grand nombre de personnes différentes, ayant des points de vue divergents sur la question posée, afin de susciter du débat entre elles ou non simultané.

La Bibliothèque Vivante

Le Cabaret populaire et Politique

Le cabaret Pop’ est un outil d’expression libre, porté par des personnes pour dire, jouer et exprimer corporellement des points de vue politiques subjectivement assumés par leurs auteur⋅es.

Lors d’une ou plusieurs journées, nous proposons plusieurs ateliers d’éducation populaire (théâtre forum, recueil de points de vue, goguettes-musique, écriture de chronique/sketch, clown, dessin,…). Ces ateliers sont animés par La Volte et ses allié·es. Les participant⋅es sont les gens présents et rencontrés (par exemple via un porteurs de parole ou un micro-trottoir). De ces ateliers sortiront divers tableaux qu’il conviendra de relier entre eux lors d’une présentation publique en fin de journée.

Ce qui fera liant entre tous ces différents tableaux « artistiques » seront les multiples « réponses » à un thème politique, sociétal choisi au préalable (quelque chose pouvant être adapté, modifié, détourné selon les besoins de chaque atelier).

Les clameurs

Voir la page de « Nos chantiers »…

Pour évaluer ou bilanter

Pépite - Râteau

Intérêts : offrir la possibilité à chacun·e de livrer au groupe ce qu’il·elle a vécu, ressentis.

Consigne : Chaque participant·e est invité·e à livrer une pépite (ce qu’il·elle a aimé, ce qui l’a touché,…) et un râteau (un échec, un moment mal vécu,…).

La cible

Intérêts: que chacun·e puisse définir les critères d’évaluation qui lui apparaissent pertinents. Obtenir une vision globale et collective de la satisfaction d’un groupe.

Consignes : Dans un premier temps, les participant∙es définissent leurs propres critères d’évaluation. Puis chacun-e se positionne individuellement en inscrivant un point pour chaque critère selon son degré de satisfaction. Les nuages de point formés ainsi donne une visions globale et collective de la satisfaction du groupe. On peut ensuite interroger les écarts en invitant les participant∙es à commenter leur contribution.

Valise / Poubelle / Machine à laver

Intérêts :Ne pas prédéterminer les indicateurs de réussite/satisfaction mais laisser à chacun la possibilité d’exprimer son vécu, son ressenti et son opinion relative à sujet donné (une formation, un atelier, une année associative). Se projeter suite à un temps vécu.

Consignes : Chacun est invité à exprimer ce qu’il met :

– dans sa valise = ce que je prends, ce que je retiens, ce qui était utile et intéressant.

– dans sa poubelle = ce que je laisse, abandonne car non-pertinent, non-satisfaisant ou inutile.

– dans sa machine à laver = ce qu’il conviendrait de retravailler, d’affiner, d’approfondir.

Un temps de réflexion individuelle puis chacun restitue ses éléments.

La main

Intérêts : interroger les différentes dimensions d’une action ou activité. Que chacun· puisse s’exprimer.

Consignes: chaque participant-e dispose d’un temps individuel pour compléter les éléments ci-dessous. Puis un temps de partage en collectif.

> le pouce: ce que j’ai aimé.

> l’index: un élément remarquable (je pointe du doigt que…).

> le majeur: ce que je n’ai pas aimé.

> l’annulaire: ce qui m’a ému.

> l’auriculaire: ce qui m’a manqué.

> la paume de la main: ce que j’emmène avec moi.

Le relevé de conclusions

Intérêts : un exercice de bilan permettant de capitaliser les apprentissages et de se projeter dans l’action. Sans oublié la dimension émotionnelle !

Consignes : en binôme, chacun réponds aux 4 questions suivantes. La restitution en plénière s’effectuer de façon croisée (je restitue ce que mon binôme m’a raconté et inversement).

> Comment je me suis sentis ?

> Qu’est-ce que j’ai appris ?

> Qu’est-ce que j’ai compris ?

> Qu’est-ce que je me propose de faire ?

Pour s’acculturer

L'arpentage

L’arpentage est une méthode de lecture inventée au XIXème par des collectifs ouvriers et redécouverte par des associations d’éducation populaire. Elle permet de s’approprier un livre a priori difficile, de dédramatiser le rapport à la lecture et à la compréhension d’ouvrages dits compliqués, et d’encourager chacun∙e à exprimer son avis et ses sensations au sujet de ces ouvrages.

L’ouvrage choisi est divisé en autant de parties que de participant·es, les pages sont alors arrachées puis distribuées. Chacun·e dispose d’un même temps de lecture individuelle et des mêmes questions ou consignes pour restituer sa partie au groupe. A l’issue du temps de lecture individuelle la restitution se fait dans l’ordre de pagination de l’ouvrage ou d’enchaînement des idées.

 

Nous proposons des ateliers d’arpentage sur 3 heures de la manière suivante :

Les participant·es sont accueilli·es dans un espace convivial aménagé pour permettre le regroupement en cercle et l’éparpillement en multiples coins de lecture.

Pour faire groupe nous proposons souvent un jeu ou une consigne prétexte à apprendre les prénoms des personnes présent·es et à se rencontrer.

Si le livre a été choisi en amont il est présenté, si le choix est à faire ensemble, les différents livres proposés sont présentés ainsi que la méthode qui nous permettra de choisir ensemble le livre à arpenter (effet boule de neige, pondération, …).

Pour rentrer dans le sujet, nous partageons un tour de ressentis sur l’ouvrage proposé ou choisi, permettant de recueillir les représentations initiales et casser les appréhensions.

Une fois que le groupe a fait face à l’ouvrage, chacun·e va pouvoir se retrouver en tête à tête avec le livre.

L’ouvrage choisi est alors divisé en autant de parties à peu près égales, que de participant·es, les pages sont arrachées puis distribuées. Les questions et/ou consignes de restitution au groupe sont données et chacun·e s’installe pour un temps de lecture individuelle.

A l’issue du temps de lecture individuelle la restitution se fait dans l’ordre de pagination de l’ouvrage ou bien d’enchaînement d’idées en fonction de la méthode d’animation choisie.

L’objectif n’est pas de faire un résumé exhaustif du livre, mais plutôt de faire lien à son vécu, d’illustrer la théorie par l’expérience et d’éclairer l’expérience par la théorie.

La restitution permet d’interroger les dimensions suivantes :

Le ressenti, l’émotionnel : comment je me suis senti·e dans cette lecture, qu’est-ce que ça m’a fait ?

La compréhension : quelles sont les idées forces ? Qu’est-ce que je retiendrai ? Qu’est-ce que j’ai appris ? Qu’est-ce que j’ai compris ?

Le lien avec le vécu : à quoi cela fait écho dans mon histoire ? Racontez une anecdote en lien avec votre partie…

Projection, réutilisation : en quoi cette lecture peut vous servir ?

 

Un temps de convivialité est prévu après chaque arpentage pour permettre un temps de débat libre et sans consigne, pour poursuivre les échanges de manière informelle et nourrir les rencontres entre des personnes qui par ailleurs n’auraient peut-être jamais eu l ‘occasion de se rencontrer et de discuter ensemble.

La conférence populaire

Une conférence, sans « expert·es », où ce sont les participant·es qui sont aussi les conférencier·es.

A découvrir notamment sur le site du réseau Arc-en-Ciel Théâtre en cliquant ici

Multi usage

Le positionnement par rapport au centre

Le photo langage

Interculturalité

Animations linguistiques

L'albatros

Il s’agit d’expérimenter une situation de rencontre interculturelle pour appréhender l’écart entre nos interprétations et la réalité. Cette mise en situation / jeu de rôle permet aussi de prendre conscience que pour découvrir une culture il est nécessaire d’aller au-delà de l’observation et du ressenti.. La mise en situation proposée dans ce jeu doit permettre de comprendre que spontanément nous ne regardons une société qu’à travers nos « propres lunettes » et que nous sommes le plus souvent dans l’interprétation et non dans l’observation objective, interprétation guidée par notre vécu, notre contexte de vie, notre éducation, etc.

Les Derdians